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Règle du plus bas soumissionnaire

L’opposition attaque le ministre Poëti

Francis Halin | Agence QMI

Robert Poeti

Simon Clark/Agence QMI

La règle du plus bas soumissionnaire provoque la colère des partis d’opposition qui joignent leur voix aux acteurs de la construction, du génie, des milieux patronaux et environnementaux, pour exiger son retrait.

«À qui cette décision profite-t-elle? Pourquoi les libéraux ont-ils fait ça? Pourquoi reviennent-ils aux bons vieux jours?» se demande le porte-parole de l’opposition officielle en matière d’économie du Parti québécois (PQ), Alain Therrien.

Pour le PQ, la règle du plus bas soumissionnaire peut conduire à de sérieux problèmes d’extra et de qualité de travaux comme ceux mis en lumière à la commission Charbonneau.

La CAQ contre

À la Coalition avenir Québec (CAQ), on est contre cette règle depuis 2015, indique son porte-parole pour le Conseil du trésor et en matière d’efficacité de l’administration publique, Éric Caire.

Plus l’ouvrage est de bonne qualité, plus il va durer longtemps et moins il aura besoin de travaux d’entretien. Résultat, il coûtera moins cher au contribuable, résume-t-il. «Dans les technologies de l’information aussi, cette règle-là commence à être contestée. Elle a été abandonnée par plusieurs États dans le monde», a noté le député de La Peltrie.

Produits et services

Joint jeudi par «Le Journal», le ministre délégué à l’Intégrité des marchés publics et aux Ressources informationnelles, Robert Poëti, n’a pas pu accorder d’entrevue.

Quand on a demandé à son cabinet si son rapport du Comité de travail sur l’entrepreneuriat des jeunes entreprises, signé de sa main en 2017, est en contradiction avec son souhait d’aller de l’avant avec la règle du plus bas soumissionnaire, son attachée a répondu qu’il parlait de «produits» et non de «services professionnels».

«Ce qui est avancé est inexact», a répondu le cabinet du ministre, en fin de journée par écrit. Dans ce rapport, on suggère des critères qualitatifs «lorsque c’est envisageable dans les contrats d’acquisition de produits», a-t-on insisté.