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Lévis

Le chantier Davie obtient un contrat de 610 M$ pour trois brise-glaces

Sophie Côté | Agence QMI

 - Agence QMI

Le fédéral vient de confirmer l'attribution d'un contrat de 610 M$ au chantier maritime Davie pour l'acquisition et la conversion de trois brise-glaces pour la Garde côtière canadienne. Il permettra la création d’environ 200 emplois.

L'annonce a été faite en grande pompe vendredi au chantier naval de Lévis, en présence notamment de Jean-Yves Duclos, ministre de la Famille, des Enfants et du Développement social, et Steven MacKinnon, secrétaire parlementaire de la ministre des Services publics et de l’Approvisionnement et de l’Accessibilité.

«Un nouveau souffle à la Davie», «une annonce historique» : c’est en ces termes qu’a été présenté le contrat, conclu après des mois d’intenses négociations, par le gouvernement Trudeau et la Davie.

Du 610 M$, «la vaste majorité des sommes» annoncées vendredi serviront à acheter les trois brise-glaces commerciaux moyens, qui proviennent de la Scandinavie.

Le reste permettra le début des travaux de conversion d’un premier navire, qui doit être en fonction sur le fleuve Saint-Laurent et les Grands-Lacs, notamment, dès l’hiver prochain.

«D’autres sommes seront annoncées pour les travaux sur les deux autres navires» et des travaux supplémentaires sur le premier brise-glace, a précisé le vice-président Affaires publiques à la Davie, Frédérik Boisvert.

Ce contrat servira à répondre aux besoins «pressants» et «considérables» de la Garde côtière canadienne pour les travaux de déglaçage, a mentionné M. Duclos.

200 emplois créés

Les travaux sur les trois navires, qui doivent être complétés à l’été 2020, créeront «en moyenne» 200 emplois au cours des deux prochaines années.

Actuellement, environ 400 travailleurs, dont 250 syndiqués, oeuvrent sur le chantier Davie. Huit cents travailleurs ont été mis à pied l’hiver dernier, faute de travail.

Déception

Pour la présidente au Conseil central Québec-Chaudière-Appalaches pour la CSN, Ann Gingras, l’annonce d’aujourd’hui n’a rien «d’historique» .

«Pour tout emploi créé, c’est sûr qu’on va être contents. Cependant, je ne cacherai pas qu’on a une déception», a-t-elle exprimé.

Au début des négociations, l’acquisition et la conversion d’un quatrième navire - le plus gros – étaient envisagées.

«À ce moment-là, le chiffre véhiculé était de 800 emplois. Sept mois plus tard, c’est trois brise-glaces et 200 emplois sur deux ans», expose-t-elle.

«Ça va permettre à la compagnie de garder sa tête hors de l’eau et à 200 personnes de travailler pour les deux prochaines années, mais en même temps, lorsque le gouvernement Trudeau est arrivé au pouvoir il y a trois ans, il y avait 1000 personnes qui travaillaient au chantier de Lévis.»

Le syndicat, dit-elle, «s’accroche» à la refonte de la Stratégie nationale de construction navale du gouvernement Trudeau. «C’est clair qu’on va avoir les yeux rivés là-dessus», assure Mme Gingras.

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