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Quatre morts

Panique et chaos lors de la fusillade de Fredericton, selon des témoins

TVA Nouvelles

Une ambiance de panique régnait lors de la fusillade qui a fait quatre morts, dont deux policiers, à Fredericton, au Nouveau-Brunswick, vendredi matin.

L’événement étant survenu vers 7h30, plusieurs résidents du secteur ont été réveillés par les nombreux tirs qui ont été échangés.

«Au début, je me suis réveillé et j’étais en colère [à cause du bruit], raconte Matt Gould, qui se trouvait dans l’immeuble où une partie de la tragédie s’est déroulée. Je voulais que les gens se taisent pour que je puisse me rendormir. Mais après, j’ai compris que c’était des coups de feu et je suis devenu inquiet pour ma famille. J’étais apeuré.»

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Il a d’ailleurs vu une partie du drame qui s’est joué tout près de chez lui.

«J’ai vu un homme qui semblait vouloir protéger sa copine. [...] Elle avait l’air effrayée, elle pleurait.»

M. Gould dit avoir entendu plusieurs et beaucoup de sirènes de police. «Il y avait beaucoup de bruit», relate-t-il.

«C’était terrifiant, confirme Victoria Mckay, qui habite aussi dans le même immeuble. Ça semblait irréel lors des premiers coups de feu, mais après, il y en a eu davantage. Et après, il y a eu les sirènes.»

Elle et sa fille ont aussitôt pris l’initiative de s’éloigner des fenêtres pour éviter d’être victimes d’une balle perdue.

«Ça semblait tellement long, mais ce ne l’était pas, indique-t-elle. À un moment donné, plusieurs policiers sont venus. Ils ont ouvert notre porte et nous ont dit qu’ils allaient nous placer en sécurité.»

La fusillade maintenant terminée, Mme Mckay dit toujours être ébranlée par ce qu’elle a vécu.

«J’ai peur, avoue-t-elle. Et je me sens triste pour les familles qui ont perdu un proche.»

«J’ai vu trois corps étendus au sol»

Justin McLean, un autre témoin vivant à proximité du lieu de la fusillade, indique pour sa part avoir vu trois victimes et avoir entendu de 20 à 30 coups de feu.

«Je me suis réveillé et j’ai entendu les coups de feu, décrit-il. Je ne savais pas ce qui se passait jusqu’à ce que je regarde par ma fenêtre arrière. J’ai vu trois corps étendus au sol. Il y avait un policier, une policière et un civil.»

M. McLean dit avoir été «choqué» par ce qu’il a vu.

«Je ne peux pas vous expliquer les émotions que je ressens en ce moment», soutient-il.

Chaos

Pierre Huard, qui est un employé d’un hôpital local, affirme que c’était le «chaos» lorsqu’il est arrivé sur son lieu de travail.

«On a reçu des appels nous mentionnant que quelque chose se déroulait», explique l’homme, qui habite aussi à quelques rues du lieu où le drame s’est joué.

À son retour chez lui, il a constaté l’imposant périmètre de sécurité qui avait été établi dans le secteur.

«J’ai été capable de me rapprocher de ma maison, mais je n’ai pas pu y entrer, dit-il. J’espère pouvoir y aller plus tard dans la journée.»

Chose certaine, M. Huard souligne que l’événement a créé une véritable commotion dans le quartier.

«Tout le monde est sous le choc, déclare-t-il. On est à Fredericton. Ce n’est pas censé arriver ici. C’est une belle ville, tranquille. Les gens s’entraident. C’est la commotion.»

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