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Plan d'action 2018-2023

Québec injecte 600 M$ sur cinq ans pour contrer la violence conjugale

Agence QMI

Le gouvernement Couillard a dévoilé vendredi son plan d’action en matière de violence conjugale 2018-2023, lequel est doté d’une enveloppe de 600 millions $ sur cinq ans.

La somme sera investie dans la vingtaine de ministères et organismes gouvernementaux qui se sont engagés à agir contre la violence conjugale.

Quelque 86 millions $ seront consacrés à la mise en œuvre de 56 nouvelles actions que contient ce plan et près de 520 millions $ permettront la réalisation des actions récurrentes, établies dans les plans précédents.

Le nouveau plan prévoit notamment favoriser un traitement judiciaire prioritaire des dossiers en violence conjugale. Il rendra aussi disponible un soutien pour les organismes qui interviennent en violence conjugale, notamment les maisons d'hébergement.

Le gouvernement Couillard a également souligné l’importance de mieux sensibiliser les jeunes et les hommes, qu’il «est question d’interpeller plus directement».

D'autres actions du plan s'adresseront spécifiquement à des groupes de la population vivant dans des contextes de vulnérabilité par rapport à la violence conjugale, par exemple les personnes aînées, les personnes handicapées, celles issues des communautés LGBT et les jeunes.

Un certain nombre d'interventions gouvernementales tiendront également compte des réalités vécues par les personnes issues de l'immigration et des communautés ethnoculturelles.

«Une société qui se veut égalitaire comme la nôtre ne peut tolérer la persistance de la violence conjugale», a indiqué la ministre de la Condition féminine, Hélène David, par communiqué.

«Cette violence qui se caractérise par une dynamique de contrôle et de domination doit continuer à faire l'objet d'interventions ciblées de la part du gouvernement», a-t-elle ajouté.

Le Conseil du statut de la femme a accueilli favorablement le plan présenté par Québec.

«Il est important d'agir en amont auprès des jeunes du Québec en offrant un programme d'éducation à l'égalité et à la sexualité faisant la promotion des relations égalitaires et exemptes de violence», a expliqué Louise Cordeau, présidente du Conseil du statut de la femme.