/news/politics

Désuétude

Rénovation des écoles: impossible d’en faire plus, dit Proulx

Daphnée Dion-Viens

 - Agence QMI

Ce n’est pas l’argent mais plutôt le manque de temps et de main-d’oeuvre qui empêche de rénover plus rapidement les écoles du réseau scolaire, affirme le ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx.

Ce dernier a réagi vendredi à la publication d’un article du Journal concernant le mauvais état de l’école d’éducation internationale Filteau, située dans le secteur Pointe-de-Sainte-Foy.

Un résidant qui se promenait dans le secteur dimanche a failli recevoir sur la tête des morceaux de brique qui se sont détachés d’un des murs extérieurs du bâtiment, avant de tomber à quelques pas de lui.

À LIRE ÉGALEMENT:

Une école primaire en décrépitude à Sainte-Foy

Cette école est située dans la circonscription de Jean-Talon, que représente le ministre Proulx.

Ce dernier affirme que la commission scolaire des Découvreurs a «un parc scolaire de très bonne qualité dans son ensemble». «S’il y a des correctifs à faire, ils vont le faire. Il y a des plans d’entretien», assure-t-il.

Le ministre Proulx a par ailleurs répété que son gouvernement avait investi des montants record depuis quelques années afin de financer des projets de rénovation dans le réseau scolaire.

Difficile de faire plus

Il a par ailleurs souligné qu’il est impossible d’en faire plus, non pas en raison de contraintes financières mais plutôt à cause de la pénurie de personnel et du calendrier scolaire.

«On aura beau mettre des milliards supplémentaires – et nous aurions la capacité de mettre deux milliards de plus chaque année – nous n’aurions pas la main d’œuvre pour faire ces travaux, dit-il. Et nous n’avons pas la capacité de faire ces travaux sur 12 mois, on a seulement quelques semaines durant l’été, alors il faut prioriser.»

De son côté, la candidate de la Coalition avenir Québec dans la circonscription de Jean-Talon, Joëlle Boutin, a tenu à dénoncer le piètre état de l’école Filteau.

«Ça n’a pas de bon sens! On est en retard en termes d’investissements dans les infrastructures depuis 15 ans. On répare moins vite que ça se détériore, c’est ça le gros problème. Les écoles publiques, c’est important. C’est la responsabilité du gouvernement que les infrastructures soient sécuritaires», affirme-t-elle.

- Avec la collaboration de Diane Tremblay

Dans la même catégorie