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Critiques de Lisée

Couillard ne s'excusera pas d'avoir baissé les impôts

Charles Lecavalier - Journal de Montréal

Philippe Couillard n’a pas l’intention de s’excuser pour avoir baissé les impôts et estime que Jean-François Lisée et le PQ n’ont pas leçon de gestion des fonds publics à lui faire.

«Je ne suis pas certain que lui-même et sa formation politique aient démontré beaucoup d'expertise dans la gestion des finances publiques dans les dernières années», a lancé M. Couillard lors d’une mêlée de presse samedi.

Il répliquait au chef péquiste Jean-François Lisée, qui l’a carrément accusé dans une entrevue avec le Journal d’avoir «acheté des votes» avec des baisses d’impôts et de taxe.

« M. Couillard a pris l’avance l’an dernier avec des baisses d’impôt, la CAQ a applaudi. Là, ils font un concours de baisse de taxes scolaires, ils vont enlever de l’argent dans notre réseau scolaire », lance M. Lisée en entrevue avec notre Bureau parlementaire.

M. Couillard estime plutôt que «le retour à l’équilibre budgétaire a généré des marges de manœuvre». «Ma position est très simple, les marges de manœuvre retournent aux citoyens largement sous forme de services publics, mais aussi quand c'est possible de le faire sous forme de baisses d'impôt», a-t-il dit. «Est-ce qu'il faut que je m'excuse d'avoir baissé le fardeau fiscal des Québécois? Certainement pas, j'en suis content, mais on l'a fait parce qu’on s'est donné les moyens de le faire», a-t-il ajouté.

Le chef péquiste Jean-François Lisée croit toutefois que l’État ne peut se priver davantage de revenus. Il a donné en exemple le manque criant de ressources en soins à domicile. Il estime qu’il faudrait investir 500 M$ par année uniquement dans ce secteur du réseau de la santé. «On va en manquer (d’argent, je vous le dis», a-t-il lancé.

Il a cependant indiqué qu’il ne toucherait pas aux baisses de taxes scolaires réalisées par le gouvernement libéral.

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