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Les professionnels de Bibliothèque et Archives nationales du Québec en grève

Agence QMI

Joel Lemay/Agence QMI

Des employés de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ), tiendront une journée de grève mardi et manifesteront pour faire pression sur leur employeur avec qui ils sont en négociation pour leur convention collective.

Quelque 225 professionnels de BAnQ, membres du Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) se rassembleront mardi à Montréal, de 8h à 10h30, devant le centre d'archives BAnQ au Vieux-Montréal, avant d’entamer une marche jusqu'à la Grande Bibliothèque située au 475 boulevard de Maisonneuve Est.

Le 6 juin dernier, ils ont voté à 97% pour un mandat de grève de cinq jours. Une grève d'une journée s'est tenue le 3 juillet. D'autres sont à prévoir s'ils n'obtiennent pas satisfaction à la table de négociation.

Les professionnels de BAnQ sont toujours en attente d'une convention collective depuis le 31 mars 2015.

Ils dénoncent leurs conditions de travail, réclament des mesures de conciliation travail-famille et dénoncent l'iniquité salariale.

«Pour une même profession, la comparaison des salaires - au maximum de l'échelle salariale des emplois - dans les organisations à prédominance féminine et dans les organisations à prédominance masculine révèle que les organisations à prédominance féminine se classent souvent parmi celles qui offrent les salaires les moins élevés. Par exemple, en comparant les salaires d'un agent de la gestion financière chez Hydro-Québec (organisation à prédominance masculine) à ceux offerts à BAnQ, au Musée de la civilisation et au Musée national des beaux-arts (organisations à prédominance féminine), l'analyse pointe un écart de plus de 17 000 $ favorisant Hydro-Québec», a indiqué le SPGQ dans un communiqué, lundi.

«De 2009 à aujourd'hui, BAnQ a dû composer avec des ponctions budgétaires de près de 15 millions $. À cela s'ajoutent six postes professionnels permanents récemment abolis, sans compter les postes occasionnels qui prennent fin prématurément. Les postes visés sont ceux de bibliothécaire, d'archiviste, d'agent culturel et d'agent de recherche. Il s'agit de la quatrième vague d'abolition de postes depuis 2009», peut-on également lire.