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Mise en garde contre les tatoueurs amateurs

Jean-François Desbiens | TVA Nouvelles 

La santé publique de l'Estrie sert une mise en garde à la population concernant les tatoueurs amateurs qui offrent leurs services à des adolescents.

Deux jeunes hommes ont été rencontrés par les policiers parce qu'ils sollicitaient des mineurs au parc de Ma-Villa, dans le secteur Saint-Élie-d'Orford, à Sherbrooke.

Selon les pratiques telles que rapportées par les deux tatoueurs itinérants, il n'y aurait pas lieu de s'inquiéter pour les quelques dizaines de jeunes qui ont été tatoués.

Toutefois, la Santé publique rappelle que la méthode artisanale «stick and poke» utilisée par des amateurs peut comporter certains risques. Ce style est une méthode artisanale qui consiste à reproduire un tatouage point par point à l'aide d'une aiguille et de l'encre que l'on peut se procurer à bas prix sur le web.

Fait dans des endroits inappropriés et sans mesures de salubrité, cette pratique peut être dangereuse et causer des infections virales ou bactériennes.

Pour les tatoueurs professionnels, il est peut-être temps que le gouvernement encadre ce secteur d'activité qui n'est actuellement régi par aucune loi.

Il y a aussi la notion de consentement qui est soulevée par ces récents événements.

«Nous, nous refusons toute personne de moins de 16 ans, ont expliqué Karl Roy et Amy-Lee Gosselin, propriétaires du Salon Génération D'encre. Pour ceux qui sont âgés entre 16 et 18 ans, nous exigeons la présence d'un parent à qui nous expliquons de A à Z, les risques reliés au tatouage et les impacts d'une pareille décision.»