/regional/montreal/montreal

STM

Montréal autorise un emprunt de 580 M$ pour l'acquisition de trains Azur

Sarah Daoust-Braun | Agence QMI

Le conseil municipal a adopté lundi soir un règlement d’emprunt de 580 millions $ pour financer l’acquisition de 17 trains AZUR, mais la mairesse de Montréal Valérie Plante n’a pu préciser quelle part serait payée par la métropole.

«C’est 10% qui va être assumé par la région métropolitaine, par le grand Montréal. Je ne peux pas vous dire le chiffre précisément, parce que les calculs sont maintenant faits non pas par la STM, mais par l’ARTM [Agence régionale de transport métropolitain] qui va bientôt boucler son budget», a expliqué Valérie Plante.

Ce sera l’ARTM qui donnera les détails de la part de la facture qui reviendra à Montréal, a indiqué la mairesse. «On va être en mesure de pouvoir donner ces chiffres-là prochainement», a-t-elle assuré.

«J’attendais quelque chose de plus précis. Combien on va payer, quel sera l’impact sur la dette?», a rétorqué le conseiller de l’opposition Alan DeSousa, vice-président de la Commission sur les finances et l'administration.

Le ministère des Transports a confirmé en mai son implication financière. «Une contribution de 90 % des dépenses admissibles serait autorisée dans l’éventualité d’une contribution fédérale», détaillent les documents de la STM.

153 voitures

Ce règlement permettra d’acquérir un total de 153 wagons. La Société de transport de Montréal (STM) a étudié deux scénarios, soit le remplacement de tous les trains MR-73, ou de remplacer 17 trains.

La deuxième option a été choisie, et 90 % des trains qui rouleront sur la ligne verte seront à terme des AZUR. «Le scénario du remplacement complet n’est pas envisageable à court terme pour des raisons de coûts et de capacité d’accueil [...]», précisent les documents.

En juin, l’Assemblée nationale avait voté un projet de loi sur l’acquisition de voitures additionnelles pour le métro, afin de s’assurer que les trains AZUR soient fabriqués à l’usine de Bombardier à La Pocatière.

Ce contrat permet donc de poursuivre les activités à l’usine à l’automne et d’éviter des mises à pied.

En plus de 153 voitures, le règlement d’emprunt prévoit entre autres l’acquisition de pièces de rechange et d’outillage spécialisé.