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Les défis qui attendent les quatre partis politiques

TVA Nouvelles

Chaque parti politique fait face à des défis qu’ils devront surmonter au cours des 39 prochains jours s’ils veulent obtenir le vote des Québécois et Québécoises le 1er octobre prochain.

Au jour 1 de la campagne électorale, Jean-Marc Léger dresse un portrait du principal défi qui attend chacune des formations politiques.

 

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PLQ : Sonner l’alarme

«Quand on dit de sonner l’alarme, on parle de récupérer les troupes», soutient Jean-Marc Léger.

Ce dernier souligne que les votes traditionnellement recueillis par le PLQ se morcellent entre différents partis, dont la CAQ; le vote des personnes âgées et celui des personnes allophones, entre autres.

«La bonne nouvelle pour Philippe Couillard, c’est que les jeunes, pour la première fois, appuient davantage le Parti libéral que les autres partis politiques, note M. Léger. Ça fait 30 ans que je fais ce métier et c’est la première fois que les jeunes votent davantage libéral.»

À 30 % dans les sondages actuels, M. Léger croit qu’il existe une possibilité que les libéraux forment le prochain gouvernement avec un appui de 34 %.

CAQ : Susciter l’enthousiasme

Avec 36 % des intentions de vote sur la ligne de départ, François Legault a le vent dans les voiles. Il devra tout de même parvenir à susciter l’émotion chez les électeurs, estime Jean-Marc Léger.

«La CAQ demeure un choix rationnel. Ce sont des gens qui veulent changer de gouvernement qui votent pour la CAQ. Ils n’ont pas réussi encore à connecter avec l’électorat, analyse-t-il. Quand l’électeur va entrer dans l’isoloir, il ne se rappellera plus des promesses ni ce que les politiciens ont dit, il va se rappeler de l’émotion qu’il a ressentie à l’égard du politicien.»

PQ : Sortir de l’indifférence

Le Parti québécois est, pour Jean-Marc Léger, la formation politique pour laquelle le défi est le plus grand. En écartant la tenue d’un référendum dans le premier mandat, plusieurs indépendantistes se sont retrouvés à droite ou à gauche sur l’échiquier politique, préférant donner leur vote à la CAQ ou à Québec solidaire.

«Il n’a pas encore un positionnement clair, analyse-t-il. Mais si quelqu’un peut surprendre dans cette élection, c’est Jean-François Lisée. C’est un débatteur extraordinaire et il en a vu d’autres dans sa carrière.»

QS : Devenir «populaires» à l’extérieur de Montréal

Le défi pour Québec solidaire sera de s’imposer à l’extérieur de Montréal, où ils ne sont encore jamais parvenus à faire élire un candidat ou une candidate. À 10 % dans les intentions de vote au moment du déclenchement, Jean-Marc Léger estime que le parti aurait besoin d’un niveau d’appui de 17 % ou 18 % pour parvenir à arracher des circonscriptions comme Rimouski ou Maurice-Richard.

«Québec solidaire peut grimper en termes d’intention de vote, mais leur principal adversaire, c’est le PQ. Chaque circonscription que Québec solidaire va chercher, c’est une circonscription de moins pour le PQ.»

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