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Airbnb: Québec solidaire veut en finir avec les histoires d'horreur

Agence QMI

Québec solidaire souhaite mieux encadrer Airbnb ainsi que toutes les autres plateformes de location d’hébergement touristique.

La formation politique souhaite «limiter à 60 le nombre maximal de jours durant lesquels un occupant peut offrir son logement en location sans se procurer d’attestation de classification».

Les solidaires, tout comme plusieurs organismes, estiment que la loi 67 sur le tourisme et sa réglementation des libéraux, en vigueur depuis 2016, n’est pas assez mordante et comporte de sérieuses lacunes.

«On est très ouvert à l’économie collaborative et on souhaite que le Québec soit en phase avec l’évolution des technologies. Mais cette évolution ne doit pas se faire au détriment de la collectivité», a souligné la porte-parole Manon Massé dans un communiqué.

QS soutient que près de 95% des transactions sur la plateforme Airbnb à Montréal sont illégales et est d’avis que le géant américain doit rendre des comptes.

«Pour les gens du Plateau-Mont-Royal qui cohabitent avec Airbnb, les histoires d'horreur font partie de la vie quotidienne. Près de 4000 logements complets sont affichés sur Airbnb seulement dans l'arrondissement», a mentionné Ruba Ghazal, candidate solidaire dans Mercier.

Pour remédier à cette situation, Québec solidaire compte restreindre le changement de logements résidentiels en logements Airbnb dans les zones commerciales. On souhaite aussi obliger les gens à percevoir des taxes.

Rappelons que la loi 67 exige que les propriétaires et locataires souhaitant faire de la sous-location récurrente via des plateformes en ligne comme Airbnb obtiennent une certification de résidence de tourisme auprès de la Corporation de l’industrie touristique du Québec (CITQ).

En avril dernier, l’arrondissement de Ville-Marie a adopté de nouvelles mesures plus strictes, prévoyant notamment une distance minimale de 150 m entre deux résidences de tourisme. Le règlement prévoit aussi que les nouvelles résidences de tourisme ne sont autorisées qu’en bordure de la rue Sainte-Catherine, entre les rues Saint-Mathieu et Amherst.

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