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Le niveau d’optimisme de Raymond Bachand est «assez élevé»

TVA Nouvelles

Le négociateur du Québec dans le dossier du renouvellement de l’ALENA, Raymond Bachand, est confiant d’en arriver à un nouvel accord bientôt avec les États-Unis.

«Là, on est rendus en finale, pour parler en termes sportifs», a-t-il dit en entrevue à TVA Nouvelles.

M. Bachand affirme d’ailleurs que son niveau d’optimisme est «assez élevé».

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«Il nous reste quatre grosses clauses, je vous dirais, à régler, qui sont la culture, la gestion de l'offre, l'arbitrage (le chapitre 19), et le de minimis, dit-il. Ça, c’est le niveau en bas duquel vous pouvez commander des produits électroniques sans tarif et sans taxe de vente. C'est 20 dollars au Canada et c'est 800 dollars aux États-Unis.»

Le négociateur souligne que certaines clauses de l’entente conclue lundi entre les États-Unis et le Mexique seront bénéfiques aussi pour le Canada.

«Ce qui a été gagné contre le Mexique dans l'automobile, c'est bon pour l'Ontario, mais on a un milliard de pièces automobiles au Québec, indique-t-il. Il ne faut pas l'oublier, c'est quand même beaucoup d'argent.»

Au cours des négociations, les États-Unis auraient demandé l’abolition pure et simple de la gestion de l’offre. Les Américains soutiennent notamment que les producteurs laitiers son subventionnés au Canada. Une allégation avec laquelle M. Bachand est en désaccord.

«Nous, ce n'est pas subventionné, martèle-t-il. Mais leur lait est largement subventionné dans leur "farm milk". Ils oublient toujours d'en parler. Ils veulent un accès au marché laitier dans un produit qui n'est pas subventionné. Le gouvernement, le payeur de taxes ne paie pas une cenne pour ça. On paie un peu plus cher comme consommateurs, mais pas comme contribuables. Eux, c'est largement subventionné.»

Il juge réaliste la possibilité d’en arriver à une entente de principe d’ici une semaine avec nos voisins du Sud.

«On a une opportunité, une fenêtre qu'on n'avait pas avant parce que le président, avant, ne voulait pas régler, soutient Raymond Bachand. Là, il veut régler.»

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