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Longueuil

Nouvelle piste pour les 737 à l'Aéroport de Saint-Hubert

Francis Halin | Agence QMI

L’Aéroport de Saint-Hubert pourrait bientôt avoir ses lignes aériennes à rabais pour couper l’herbe sous le pied aux aéroports de Burlington et de Plattsburgh qui attirent les Québécois.

«On parle avec trois entreprises “low cost” présentement», a confirmé jeudi le président du conseil d’administration de l’Aéroport de Saint-Hubert, Charles Vaillancourt, en mêlée de presse après avoir lancé officiellement sa nouvelle piste rénovée au coût de 17 millions $.

«C’est très préliminaire, mais c’est sérieux», a-t-il ajouté, en refusant toutefois de nommer les compagnies avec lesquelles il discute.

L’aéroport de la Rive-Sud de Montréal a déjà accueilli de gros avions de clubs sportifs, mais elle pourra en recevoir plus grâce à sa nouvelle piste conçue pour les Boeing 737 et les Airbus A220/320.

Même s’il ne dispose pas d’aérogare encore, l’Aéroport de Saint-Hubert se montre plus déterminé que jamais à attirer les vols régionaux et les transporteurs à bas prix.

Jetlines intéressée

Jointe par «Le Journal de Montréal», la directrice du développement corporatif du transporteur à rabais de Vancouver Jetlines, Jennifer Peterson, a confirmé son intérêt pour l’Aéroport de Saint-Hubert.

«C’est définitivement un aéroport que nous considérons. Notre PDG regarde le nombre de passagers et les chiffres qui peuvent soutenir les vols», a-t-elle laissé tomber en cours d’entretien.

Puerto Vallarta, Orlando, Punta Cana et même Fort Lauderdale sont des «itinéraires envisagés» par le transporteur canadien, peut-on lire sur son site internet.

«On aimerait servir le Québec, mais nous n’avons pas conclu d’entente encore», a cependant insisté la porte-parole du transporteur à rabais de Colombie-Britannique.

Transporteurs à séduire

Contrairement à Jetlines, d’autres compagnies connues ne semblent pas avoir l’œil sur Saint-Hubert pour l’instant.

C’est le cas de l’islandaise Wow, qui ne prévoit pas poser ses avions à Longueuil et mise plutôt sur l’Aéroport international Pierre Elliot Trudeau et l’Aéroport international Pearson, à Toronto.

Chez Swoop, propriété de l’albertaine WestJet, on dit «analyser plusieurs marchés au Canada, aux États-Unis et à l’international qui ont assez de demandes», mais n’avoir rien à annoncer pour Saint-Hubert.

«Nous n’avons pas l’intention d’élargir notre réseau de vols pour le moment, ce n’est pas une décision spécifique concernant Saint-Hubert», a aussi indiqué par courriel le directeur des communications et affaires publiques de Porter, Brad Cicero.

Bonne nouvelle

Pour Yani Gagnon, vice-président exécutif chez Pascan Aviation à Saint-Hubert, l’arrivée prochaine de transporteurs à rabais est une bonne chose parce que plus de Québécois pourraient monter à bord de ses avions pour se rendre à Saint-Hubert.

«S’il y a un volume additionnel de passagers du Québec ou de l’extérieur, ce sont des gens qui peuvent s’ajouter à notre réseau, alors c’est une bonne nouvelle», a-t-il affirmé.