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Hommage aux bienfaits

Un premier festival du pot dans le Bas-Saint-Laurent

Carl Vaillancourt | Agence QMI

Carl Vaillancourt

À un mois et demi de la légalisation du cannabis, le premier festival du pot dans la province a pris des tournures d’hommage aux bienfaits de cette plante toujours illégale au Québec, samedi.

Quelques acteurs, tels que des scientifiques, des professeurs et auteurs ont profité de la vitrine du festival du Bon Plant à Trois-Pistoles pour vanter les effets liés à la consommation du cannabis.

En finir avec les mythes

L’une des conférencières a expliqué que le cannabis lui avait sauvé la vie.

Lucie Pagé est atteinte d’une forme rare de ménopause qui peut être mortelle dans certains cas. Depuis son diagnostic, elle a essayé divers traitements. Toutefois, aucune solution envisagée n’a apaisé ses souffrances, sauf l’huile de cannabis.

«Ça m’a sauvé la vie. C’est le THC qui permet de régulariser la température de mon corps, sans quoi je fais des crises et j’ai des vomissements. Même mon médecin le dit», a réagi Lucie Pagé.

Docteur en microbiologie et spécialiste du cannabis à l’Université Laval, François-Olivier Hébert a longuement abordé les effets positifs du cannabis médicinal.

Ce dernier a même nuancé la relation entre la consommation de cette plante et le développement de problèmes de santé mentale.

«Ce n’est pas faux que les jeunes qui consomment peuvent développer des problèmes schizoïdes, mais il y a plusieurs facteurs. On ne dit pas, par exemple, que 99,5 % des gens qui consomment du cannabis n’auront aucun problème de santé», a-t-il lancé en entrevue avec «Le Journal de Québec».

Une majorité de baby-boomers

Parmi la centaine de personnes présentes samedi après-midi, les «baby-boomers» représentaient plus de la moitié des festivaliers.

Une situation qui est loin d’être surprenante, selon le Dr Hébert.

«Les gens de cette tranche d’âge [54 à 72 ans] commencent à éprouver des problèmes de santé. Ils s’intéressent aux vertus médicinales du cannabis pour diminuer leurs souffrances», a-t-il ajouté.

Une femme de 66 ans qui voulait taire son identité a avoué que le pot réduisait ses douleurs liées à l’arthrose.

«Quelques gouttes me permettent de n’avoir aucune douleur durant plus de six heures», a expliqué la dame.

La SQ aux aguets

Comme la consommation est toujours interdite jusqu’au 17 octobre, quelques agents de la Sûreté du Québec patrouillaient sur le site.

«Comme tout événement de la sorte, on assure une présence pour avoir l’œil sur la situation afin que tout se déroule bien», a expliqué le porte-parole de la Sûreté du Québec, Hugues Beaulieu.

Le festival du Bon Plant se poursuit dimanche, et une deuxième édition a déjà été confirmée. L’événement se tiendra du 28 au 30 juin 2019.

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