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30% et 50% moins de précipitations

Beaucoup moins de pluie dans l’Est cet été

Simon Gamache-Fortin | Agence QMI

 - Agence QMI

Il est tombé moins de précipitations que la normale dans l’Est-du-Québec cet été. Selon les chiffres officiels, il y a eu entre 30% et 50% moins de pluie selon les secteurs en juin, juillet et août.

Rimouski et Sept-Îles ont reçu 33% moins de pluie que la normale. Dans la vallée de la Matapédia, les précipitations ont été beaucoup moins importantes, soit 40% moins élevées que les moyennes saisonnières.

Les quantités peuvent varier d’une région à l’autre, notamment en raison des orages.

Outre les impacts sur les cultures, les pelouses ont aussi été affectées par le manque de précipitations. Toutefois, selon le propriétaire de l’entreprise Service DED qui réalise des travaux d’entretien paysager, il y a eu autant de coupes qu’à l’habitude chez les clients en raison de la présence de mauvaises herbes.

Les températures plus élevées que la normale, de 2,5 à 3 degrés Celsius, combinées au manque de pluie ont contribué à la prolifération de ces plantes indésirables.

«La pelouse rentre en stade de dormance, mais là, la sécheresse ouvre la porte aux petits insectes nuisibles, aux mauvaises herbes. L’herbe normale, elle, est en stade de dormance. Ça fait de la place à la mauvaise herbe», a expliqué Éric Gendron, propriétaire de Service DED.

Allergies

Les conditions météorologiques étaient aussi propices aux allergies saisonnières.

«On va retrouver plus d’allergènes dans l’air. Donc plus de symptômes d’allergie, ça, c’est certain. Les yeux qui piquent, le nez, la gorge, les éternuements et les écoulements du nez, c’est ce que l’on va retrouver chez les personnes allergiques», a souligné Marie-Andrée Côté, pharmacienne au Phamiliprix dans le secteur de Pointe-au-Père à Rimouski.

Conseils modifiés pour les agriculteurs

Chez JMP consultant, une entreprise offrant des services-conseils en agroenvironnement, on a adapté les conseils et les plans proposés aux producteurs agricoles comme il s'agit d'un deuxième été de sécheresse au Bas-St-Laurent.

«C’est d’avoir des plantes qui sont plus adaptées à ce climat-là. Le maïs, le sorgo, le millet, ces plantes-là vont avoir un meilleur regain dans le temps de sécheresse», a expliqué Nancy Bélanger, agronome chez JMP Consultant.