/news/society

Les partis livrent leurs solutions au décrochage scolaire

Daphnée Dion-Viens | Agence QMI

 - Agence QMI

Archives/Agence QMI

Au cours des derniers jours, «Le Journal de Québec» a présenté dix solutions concrètes pour lutter contre le décrochage scolaire des garçons, proposées par six des plus grands experts du milieu de l’éducation au Québec.

Alors que la campagne électorale bat son plein, voici ce que proposent les quatre principaux partis politiques pour améliorer la réussite des garçons à l’école.

PLQ: la balle aux profs et aux directions

Sans s’engager à des actions visant les garçons, le ministre de l’Éducation Sébastien Proulx affirme qu’il faut mettre en place davantage de mesures qui les touchent. L’important est de les intéresser très tôt à la lecture et à l’écriture par «des activités ludiques», indique-t-il. M. Proulx a souligné que l’instauration d’une période de 60 minutes d’activité physique par jour et le lancement du plan numérique en éducation sont autant de mesures mises sur pied récemment qui sont «bonnes pour les garçons». Ce dernier affirme toutefois «qu’il faut en faire plus» pour adapter l’école à leurs besoins, mais ces initiatives doivent venir «des milieux». Les enseignants et les directions d’école ont un rôle à jouer à ce chapitre, affirme M. Proulx.

CAQ: formation continue des professeurs

Pour la Coalition avenir Québec, il faut «un plan d’action pour améliorer la réussite en général, et les garçons comme les filles vont en bénéficier», affirme son porte-parole en matière d’éducation, Jean-François Roberge. Il souligne que les mesures appuyées par de nombreux experts ne sont pas spécifiques aux garçons, comme l’intervention au début du primaire et l’importance de la lecture. «Le rôle d’un ministre, c’est de mettre en place des mécanismes qui vont permettre aux enseignants de se former et d’avoir accès aux meilleures pratiques», affirme-t-il. La création d’un Institut national d’excellence en éducation doit être accompagnée d’un rehaussement du financement octroyé pour la formation continue des enseignants.

PQ: création d’un comité «urgence garçon»

Le Parti québécois propose la création d’un comité «urgence garçon» qui aurait pour mandat d’élaborer rapidement un «plan d’action fort» pour renverser la tendance. «Il faut trouver le moyen de stimuler nos gars pour qu’ils puissent finir leur secondaire et accéder aux études supérieures», affirme Carole Poirier, porte-parole péquiste en matière d’éducation primaire et secondaire. Augmenter les modèles masculins dans le réseau scolaire, faire davantage d’intervention précoce au début du primaire et favoriser l’implication des pères à l’école sont autant d’avenues prometteuses, souligne Mme Poirier. Elle rappelle que les besoins de main-d’œuvre spécialisée sur le marché du travail sont grands.

QS: activités gratuites et réduction des classes

Chez Québec solidaire, le porte-parole en matière d’éducation primaire et secondaire Raphaël Rebelo se dit favorable à l’élaboration d’un plan d’action pour améliorer la réussite des garçons à l’école. Ce dernier souligne que les solutions mises de l’avant par les experts consultés représentent «plein de bonnes idées» qui méritent d’être approfondies. Certaines mesures se retrouvent dans la plate-forme électorale de Québec solidaire, comme l’organisation d’activités parascolaires gratuites. Ce parti propose aussi d’augmenter les services pour les élèves en difficulté et de réduire le nombre d’élèves par classe, surtout au secondaire. L’instauration de projets pédagogiques particuliers – et non sélectifs – est une autre avenue.

Dans la même catégorie