Le journaliste anglophone Christopher Curtis, qui n’est pas un «spécialiste de la politique», accompagne lors de cette élection le Parti québécois. Une communion originale entre les péquistes et la communauté anglophone, habituellement aux opposées de la politique québécoise.
M. Curtis l’admet d’emblée, il n’est pas un journaliste politique. Celui qui travaille au journal «The Gazette» est pourtant devenu l’un des personnages favoris de l’entourage de Jean-François Lisée depuis le début de cette campagne.
«Mon but, c’était de sortir de ma bulle d’Anglais irlandais toujours fâché et d’essayer d’entrer dans celle d’un péquiste toujours fâché, qu’on puisse commencer à se parler un peu», lance le journaliste, qui aborde son mandat avec une pointe d’humour.
«J’essaye d’être un peu le fou dans le bus, de boire quelques bières avec les péquistes, de les écouter, de crier après eux, d’échanger des idées avec un certain respect et de se dire qu’en fin de compte, on n’est pas si différents que ça. On est tous Québécois et on aime brasser de la “poop”», poursuit-il.
Une perspective «rafraîchissante» de cette campagne électorale, pour Régine Laurent, qui félicite Christopher Curtis pour son enthousiasme. «Je l’embrasserais! Je trouve ça tellement rafraîchissant, bravo!»
Voyez l’entrevue complète de Christopher Curtis à «La Joute» dans la vidéo ci-dessus.