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Ayer's Cliff

Collège Notre-Dame des Servites: la Cour autorisera-t-elle l'action collective?

Jean-François Desbiens | TVA Nouvelles

 - Agence QMI

On saura dans les prochaines semaines, voire d'ici quelques mois, si la Cour supérieure autorise l'action collective que souhaitent intenter des victimes alléguées d'agressions sexuelles qui ont étudié entre 1948 et 2007 au Collège Notre-Dame des Servites d'Ayer's Cliff, en Estrie.

Plusieurs adolescents auraient été agressés sexuellement lors de leur passage dans ce collège dirigé à l'époque par les religieux de l'Ordre des Servites de Marie, où l'omerta semblait en vigueur.

Les procureurs de la congrégation ne contestent d'aucune manière la demande d'autorisation pour intenter une action civile.

Le requérant est un homme âgé d'une cinquantaine d'années, qui allègue avoir été agressé plusieurs fois par semaine par le père Jacques Desgrandchamps alors que ce dernier y enseignait au milieu des années 1970.

Depuis le dépôt de la requête initiale, il y a 10 mois, des dizaines d’autres anciens étudiants qui ont fréquenté le Collège Notre-Dame des Servites avant que l'établissement ne devienne laïc, en 2007, ont dénoncé huit autres membres de la communauté pour des abus sexuels.

Parmi les autres religieux visés, il y a Yvon Chalifoux qui était jusqu'à tout récemment curé de la paroisse Notre-Dame de Foy, à Québec.

«Au moins une cinquantaine de personnes nous ont contactés pour se confier à nous, d'autres continuent d'appeler. Il serait logique de penser qu'ils sont une centaine, même beaucoup plus à avoir subi des agressions étant donné que la période que l'on vise s'étend de 1948 à 2007», a expliqué Me Robert Kugler, un des avocats du requérant.

Le juge Sylvain Provencher devra notamment se prononcer à savoir si la congrégation peut être tenue responsable des actes de ses membres qui ne sont plus vivants. Trois d'entre eux, Bernard Lajeunesse, André-Marie Syrard et Robert Desloges sont en effet décédés depuis plus de trois ans.

La Cour suprême doit d'ailleurs se prononcer sur ce sujet le mois prochain.

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