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1931-2018

L’auteure et femme politique Lise Payette n’est plus

Agence QMI

Figure connue de la télévision, de la politique et de la cause des femmes, Lise Payette s’est éteinte chez elle à l’âge de 87 ans.

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Sa présence et ses actions ont marqué la société québécoise de l’après-Révolution tranquille. Mme Payette a fait avancer la place des femmes aussi bien par le journalisme, la télévision que la politique.

Son décès a été annoncé par sa famille, jeudi matin.

L’ex-première ministre et collègue Pauline Marois a résumé le sentiment général en affirmant que Mme Payette était «une femme d’exception» qui avait une «détermination indéfectible» envers les causes qu’elle choisissait, comme l’égalité homme-femme et l’indépendance du Québec.

Elle «ne renonçait jamais, ne lâchait jamais», a affirmé Mme Marois sur les ondes de TVA Nouvelles.

On doit à Mme Payette des émissions de télévision qui ont marqué leurs époques, comme «Appelez-moi Lise», dans les années 70 et les «Dames de cœur» dans les années 80.

Son passage en politique sous la bannière du Parti québécois lui permettra de s’attaquer à des dossiers à large portée sociale. C’est elle qui créera la Société de l’assurance automobile du Québec et assurera la mise en place d'un régime d'indemnisations sans égard à la faute.

Mme Payette est née à Verdun le 29 août 1931. Très tôt, elle prend goût à l’animation et au journalisme. Elle travaille pour plusieurs stations de radio, avant de séjourner à Paris de 1958 à 1964.

C’est l’émission «Appelez-moi Lise» qui la propulsera au début des années 70 en raison de son style d’animation incisif et de sa défense des droits des femmes.

Elle fait le saut en politique en 1976 et devient ministre dans le gouvernement de René Lévesque. Outre le dossier l’assurance-automobile, elle s’attaque à une réforme du droit de la famille en donnant les mêmes droits aux femmes qu’aux hommes dans le mariage.

Mme Payette ne se représente pas aux élections en 1981.

Commence alors une prolifique carrière d’auteure et de chroniqueuse. Jamais à court de défis, elle scénarise pas moins sept séries télévisées, dont «Des dames de coeur» (1986-1989), «La bonne aventure» et «Marilyn».

Mais l’aura de Mme Payette sera terni à la fin de sa vie lorsque se porte à la défense du cinéaste Claude Jutras après des révélations de pédophilie contre lui. Elle intervient aussi pour tenter de dissuader une plainte contre l’ancien directeur de l’Institut du Nouveau Monde, Michel Venne, dans une affaire d’agression sexuelle.

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