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Signes religieux

La candidate péquiste de Laporte ignorait la position du PQ

Geneviève Lajoie | Agence QMI

La candidate péquiste dans Laporte ignorait la position de son parti sur le port des signes religieux. Son chef Jean-François Lisée a dû la «briefer» durant une conférence de presse.

Voyez l'extrait en question dans la vidéo ci-dessus

Responsable d’un service de garde en milieu familial, Annie Lessard a hésité avant d’appuyer l’interdiction des signes religieux chez les éducatrices en garderie, comme le propose le Parti québécois.

«Dans les garderies privées ou centres de la petite enfance (CPE), (...) je pense qu’il faut peut-être avoir un petit regard de réserve, peut-être pas avec une burqa, mais plus que ça, moi c’est vraiment très personnel, je ne suis pas au courant», a-t-elle admis, en conférence de presse à Longueuil.

Jean-François Lisée est venu à la rescousse de sa candidate en lui expliquant, devant les caméras, la position du PQ en matière de signes religieux. Le chef péquiste veut interdire notamment le voile islamique, la kippa, le turban sikh et les croix ostentatoires pour les juges, les policiers, les enseignants et les éducatrices en garderie.

«Elle n’a pas eu son briefing de la candidate, c’est une journée de formation, ceux qui sont déjà à l’emploi (d'un service de garde) et qui portent un signe religieux ont un droit acquis. Pour les futures embauches, on dit le code vestimentaire a changé, vous ne pouvez plus, pour les nouvelles embauches, avoir de signes religieux ou de convictions si vous êtes à l’emploi d’une garderie installée», a précisé le chef péquiste.

L’aspirante-députée ne semblait pas encore convaincue. «Ma question c’est, mettons la petite croix, ou la grosse, c’est parce que c’est relatif ça encore. Si j’ai un petit (tatouage) moi caché ?», a-t-elle soulevé.

Annie Lessard est finalement rentrée dans le rang. «J’appuie le parti, je suis à l’aise avec la position du parti», a-t-elle convenu, après un moment d’hésitation.