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Lehouillier reconnaît exercer un leadership «assez exigeant»

Journal de Québec

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Neuf jours après avoir été ciblé par des allégations de harcèlement psychologique, Gilles Lehouiller a maintenu, samedi, qu’il n’a rien à se reprocher même s’il reconnaît pratiquer «un style de leadership qui est assez exigeant».

«Moi, je n’ai rien à me reprocher et puis on continue à gérer notre ville. On fera valoir notre argumentaire en temps et lieu», a martelé le maire de Lévis en marge de l’inauguration d’une grande roue au Quai Paquet, après s’être terré dans le silence pendant plus d’une semaine relativement à la controverse dans laquelle il est plongé.

M. Lehouillier a signifié qu’il n’avait pas l’intention de se retirer de ses fonctions le temps que la lumière soit faite sur les trois plaintes portées contre lui pour harcèlement psychologique à la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST).

L’élu a invité à ne pas comparer sa situation avec celle du maire de L’Ancienne-Lorette, Émile Loranger, qui s’est retiré de ses fonctions à la demande du conseil municipal après qu’une employée eut déposé une plainte pour harcèlement psychologique à la CNESST également.

«On n’a rien à se reprocher et au niveau du conseil municipal, la grosse différence, c’est que moi j’ai l’appui du conseil», a plaidé M. Lehouillier lorsqu’interrogé par Le Journal, indiquant que la totalité de ses membres était derrière lui. Il assure qu’il siégera, lundi, lors de la prochaine séance du conseil.

Style «exigeant»

Le Journal publiait le 30 août dernier le résultat d’une longue enquête durant laquelle onze personnes se sont dites témoins ou victimes de gestes ou propos violents de la part du maire de Lévis dans un cadre professionnel.

Gilles Lehouillier s’est défendu dans la même journée d’avoir mal agi et s’est dit victime d’un «coup monté alimenté par un sentiment de vengeance».

Au micro du FM93, samedi matin, il s’est défendu d’avoir un tempérament colérique.

«Écoutez, on est parti d’une ville, la Ville de Lévis, où on devait moderniser notre gestion. [...] Il s’est fait beaucoup de travail au courant des cinq dernières années. Vous ne pouvez pas assumer une fonction de leader dans une ville de l’ampleur de Lévis [...] sans exercer un leadership qui est un leadership minimalement ferme», a-t-il justifié.

Patience

Le maire a demandé à faire la différence entre ce type de gestion et les allégations d’intimidation au travail, ce qu’il conteste, y voyant «un élément fondamental» de sa défense.

Invité par Le Journal à préciser pour quelle raison il se croit victime d’un «coup monté», M. Lehouillier s’est refusé à tout commentaire, en disant vouloir respecter le processus d’enquête en cours.

«On va le préciser au moment opportun», a-t-il répondu.

 

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