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Sa résidence située près d'une école

Un village se mobilise contre un agresseur

Alex Drouin | Journal de Montréal

Des citoyens se mobilisent afin d’informer leur quartier qu’un homme coupable d’attouchements sexuels sur une fillette demeure régulièrement dans une résidence située à 10 mètres de l’école primaire.

Yves Beaudoin, 49 ans, a été reconnu coupable le 22 août d’avoir eu des contacts sexuels avec une enfant de 6 ans en 2016 pendant que sa mère dormait. Il est en attente de sa sentence.

La population de Potton, dans les Cantons-de-l’Est, qui compte environ 1800 citoyens, est outrée de voir qu’il est presque toujours chez sa copine.

Celle-ci est propriétaire d’une auberge à environ 10 mètres de l’école primaire Le Baluchon et à un peu plus de 20 mètres d’une garderie privée.

«C’est comme un candy shop pour lui. Il ne devrait pas être autorisé à être ici», a dit, outré, Jean-Pierre Nittolo. Il est père de quatre enfants, dont trois qui fréquentent l’école.

Porte barrée

La propriétaire de la garderie voisine a pris des précautions pour tenir les enfants éloignés de M. Beaudoin.

«J’ai commencé à barrer les portes de la garderie alors que d’habitude, je ne le fais pas», a indiqué Jenny Royer.

Elle a ajouté que lorsqu’elle passait près de la résidence où a souvent été vu M. Beaudoin, elle s’assurait que les enfants soient près d’elle.

Les conditions de remise en liberté d’Yves Beaudoin l’empêchent de se trouver dans un parc public, une garderie ou un terrain d’école.

Selon ces conditions, il doit habiter à Asbestos, une ville située à 115 km de Potton, mais selon la dizaine de voisins interrogés par Le Journal, il se trouve presque toujours chez sa copine.

Surveillé

«On aimerait faire des pancartes pour que tout le monde sache qui il est», a dit Vicky Brault-Carrier, mère de trois enfants, dont deux fréquentent l’école primaire et un troisième, la garderie privée.

Selon nos informations, les policiers de la Sûreté du Québec se sont rendus sur place cette semaine. Ils disent assurer une surveillance dans le quartier.

Jointe par téléphone, la direction de l’école primaire n’a pas voulu commenter. Yves Beaudoin a également refusé de s’expliquer lorsqu’il a été contacté par Le Journal, hier.