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Festival western de Saint-Tite

À 11 ans, il monte des taureaux de 800 lb

Amélie St-Yves | Agence QMI

Delphine Mesquita en présence du jeune cowboy Jérémy Maisonneuve.

Collaboration spéciale, Amélie St-Yves

Delphine Mesquita en présence du jeune cowboy Jérémy Maisonneuve.

Du haut de ses 11 ans et de ses 70 livres, un garçon de l’Outaouais se mesure à de jeunes taureaux de 800 livres au Festival western de Saint-Tite ce week-end.

Jérémy Maisonneuve avait 3 ans quand on l’a déposé sur son premier mouton. Huit ans plus tard, après les veaux et les bouvillons, il étudie avec attention les techniques des professionnels en rêvant d’être champion du monde.

«J’ai quasiment plus d’amis dans le monde du rodéo qu’à l’école», dit-il.

Delphine Mesquita, 16 ans, fait de la course de barils. Elle vit la même réalité. Le monde du rodéo est une grande famille. L’adolescente s’est classée pour la finale du festival samedi avec un temps de 17,161 secondes pour contourner trois barils sur sa monture, un mâle d’une dizaine d’années surnommé Jethro.

Ces deux jeunes représentent la troisième génération de cowboys de leurs familles. Delphine affirme que sa passion ne vient pas d’une pression parentale.

«Ça vient à 100 % de moi. Si mes parents m’obligeaient, je n’aurais aucune volonté et je ne performerais pas», dit l’adolescente originaire de Scott, en Beauce.

Cette dernière a été nommée championne de l’année de l’Équipe de rodéo du Québec en 2018 et a terminé deuxième à la finale de l’International Professionnal Rodeo Association en 2017.

Les deux jeunes sont sur la route pour des compétitions toutes les fins de semaine de l’été. Ils s’entraînent pendant la semaine. La pratique de leur passion coûte quelques milliers de dollars par saison.

Blessures

Rien n’empêcherait Jérémy Maisonneuve d’aimer les rodéos. Ni les quelques railleries des camarades de classe ni les blessures.

Il porte un casque et une veste protectrice quand il grimpe sur ses montures, mais les chocs sont inévitables.

«On se fait piler dessus ou on se fait brasser dans la cage avant le départ. Sinon, jusqu’à présent, je n’ai pas eu d’os cassés, mais des petites blessures», raconte l’enfant, qui a remporté trois fois la finale de l’International Professionnal Rodeo Association.

Il a entre autres reçu un coup de corne au cou quand il avait 7 ans, mais affirme ne pas avoir été traumatisé.

Sa mère, Valérie Carpentier, est consciente des risques.

«Quand il montait des veaux, ça me dérangeait moins. Là, il commence à en monter des pas mal plus gros. Je ne “focusse” pas là-dessus, mais je ne veux pas qu’il se fasse mal», dit-elle.

Jérémy Maisonneuve et sa famille vivent à Val-des-Monts en Outaouais. Ils déménageront à Calgary en juin prochain pour vivre «le rêve canadien».

Une de ses prochaines missions sera de se classer pour le Stampede de Calgary, qu’il regarde à la télévision, mais où il n’a jamais mis les pieds.

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