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Il tue sa petite amie qui venait de le quitter

Michael Nguyen | Journal de Montréal

PHOTO COURTOISIE/SPVM

Un jeune Montréalais accusé d’avoir étranglé à mort sa petite amie qui venait de le quitter a lui-même appelé le 911 après l’avoir étranglée dans un motel de l’est de l’île, a-t-on appris à l’ouverture de son procès ce lundi.

«Gabrielle Dufresne-Élie désirait mettre fin à la relation, Jonathan Mahautière voulait qu’elle se poursuive», a expliqué au jury le procureur de la Couronne Éric De Champlain, au palais de justice de Montréal.

Mahautière, maintenant âgé de 22 ans, était à peine majeure lorsqu’il a tué sa petite amie le 7 juin 2014. Mme Dufresne-Élie, 17 ans, était sur le point de finir son secondaire 5. Ils étaient en couple depuis deux ans.

Le jour du drame, Mahautière aurait tout fait pour rester avec sa petite amie. Ils sont allés voir un film au cinéma et, à la demande de l’accusé, ils ont été à une séance de thérapie de couple. Mais une fois sur place, la victime a expliqué que la relation était bel et bien terminée.

Selon la thèse de la Couronne, Mahautière a assisté seul à la séance, pendant que l’adolescente l’attendait. Ils sont ensuite partis ensemble au motel Chablis de la rue Sherbrooke à Montréal.

«Ils y allaient à l’occasion pour être seuls ensemble», a expliqué Me De Champlain.

Là-bas, les deux ont consommé de l’alcool et ont eu des moments intimes, a expliqué le procureur. Mais quand fut le temps de partir, Mahautière a étranglé à mort l’adolescente. Il a ensuite appelé le 911 d’un téléphone public.

«Quand les policiers et les ambulanciers sont arrivés dans la chambre, ils ont découvert le corps inanimé de Gabrielle», a expliqué le procureur.

Fait à noter, Mahautière a admis avoir causé la mort de Gabrielle Dufresne-Élie. Cela ne l’a toutefois pas empêché de plaider non-coupable à l’accusation de meurtre au second degré auquel il fait face.

«Le débat portera sur l’intention [criminelle] de l’accusé au moment du crime», a expliqué au jury le procureur.

À ce stade-ci, l’équipe d’avocats de Mahautière, menée par Me Marie-Hélène Giroux, n’a pas dévoilé si elle comptait présenter une défense.

Le procès, présidé par la juge Sophie Bourque, est prévu pour cinq semaines, pendant lesquelles des proches de Gabrielle Dufresne-Élie seront entre autres appelés à témoigner.