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Nombreuses plaintes

Les mauvaises odeurs persistent à l'usine Kruger de Trois-Rivières

Amélie Marcoux | TVA Nouvelles

 - Agence QMI

Le problème de mauvaises odeurs autour de l'usine Kruger persiste et exaspère certains résidents de Trois-Rivières. Depuis l'installation de la machine numéro 10, il y a un an, la situation s’est même dégradée.

Julie Loranger habite à quelques mètres de l'usine depuis cinq ans. Jamais elle n'avait été contrainte de vivre les fenêtres fermées en été avant l'arrivée de la machine qui produit du carton recyclé. Elle affirme que l'odeur n'a rien à voir avec ce que c'était avant.

Cette résidence du boulevard de la Commune est convaincue qu'il est possible de régler ce nouveau problème d'odeurs. D'ailleurs, elle souligne la collaboration de la direction de l'usine Kruger de Trois-Rivières.

«J'ai été à l'usine pour rencontrer les gens. On trouvait que ça lambinait du côté des démarches, que ça plafonnait depuis un moment», a affirmé Mme Loranger.

Recherche de solutions

La direction de Kruger s’est dite «sincèrement désolée des inconvénients qui sont causés par nos nouveaux procédés». Le vice-président affaires publiques et communications, Jean Majeau, assure que les démarches sont en cours pour réduire les odeurs.

Depuis les premières plaintes, les déchets de la machine, sous forme de boue, ont été identifiés comme source de mauvaises odeurs. L'entreprise dispose maintenant de la boue à une plus grande fréquence, mais cette mesure n’a pas donné les résultats voulus.

Kruger a donc identifié d'autres actions à déployer au cours des prochaines semaines.

«On corrige le tir et on continue nos efforts. On est confiant d'y arriver. On ne lâchera pas tant qu'on n'aura pas réglé tous les problèmes à la source», a indiqué Jean Majeau.

Dans les prochains jours, Kruger devrait mettre une ligne téléphonique à la disposition des voisins de l'usine qui voudraient entrer directement en contact avec elle.

Danger pour la santé?

Par ailleurs, plusieurs se demandent si les rejets de l'usine sont dangereux pour la santé. La santé publique n'a jamais été interpellée à ce sujet. De son côté, Kruger affirme que les odeurs signalent tout simplement la présence de composés sulfureux qui ne sont pas nocifs pour la santé.