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Saguenay

Un diagnostic de maladie de Lyme difficile à obtenir

Andréanne Larouche | TVA Nouvelles

Une citoyenne de Saint-Ambroise au Saguenay est incapable de recevoir un diagnostic de maladie de Lyme, bien qu’elle soit convaincue d’avoir été infectée par une tique il y a trois ans.

Depuis cet événement, Nathalie Pedneault, âgée de 37 ans, a développé d’innombrables symptômes, allant notamment de douleurs articulaires, à la perte de poids et de cheveux, ainsi qu’aux migraines jusqu’aux vomissements.

La mère de famille s’est même retrouvée paralysée d’une partie du visage.

Certains tests pour détecter la maladie de Lyme se sont avérés positifs. Or, d’autres se sont révélés négatifs, ce qui fait qu’elle ne peut être diagnostiquée pour cette maladie.

«Selon le test, j’ai la maladie, a expliqué Mme Pedneault. Selon la confirmation, je ne l’ai pas. Selon les symptômes, je l’ai. Je suis dans le néant. Et ils se relancent la balle : la médecine interne me renvoie à mon médecin de famille, mon médecin m’envoie aux microbiologistes qui, eux, me renvoient à mon médecin de famille. Ça n’a pas de sens. On est censé être un endroit où la médecine est avancée.»

Zone grise

Selon Nathalie Pedneault, une zone grise persiste en ce qui concerne les diagnostics de la maladie de Lyme.

Par ailleurs, le Saguenay–Lac-Saint-Jean est maintenant considéré comme une région à risque pour cette maladie.

Selon la Direction de la santé publique, huit cas ont été officiellement répertoriés dans la région. Sur ces huit cas, deux citoyens auraient été infectés par une tique sur le territoire du Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Le médecin Jean-François Betala Balinga admet que poser un diagnostic peut sembler complexe. La maladie doit d’abord être prouvée par une série de facteurs et de tests.

«S’il y a un élément manquant, on ne peut pas poser de diagnostic, a précisé le docteur Betala Balinga. Mais je comprends la souffrance des gens qui n’arrivent pas à avoir un diagnostic.»