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Saint-André-de-Kamouraska

Un million de moustiques capturés dans des pièges

Stéphanie Gendron | Agence QMI

Gracieuseté

Un million de moustiques ont été capturés dans des pièges cet été dans un village du Bas-Saint-Laurent et serviront à alimenter des poissons.

Le village de Saint-André-de-Kamouraska est situé au bord du fleuve. Il a décidé d’agir contre les maringouins, pour améliorer la qualité de vie des résidents et touristes.

Pas moins de 28 pièges ont été achetés en Europe au coût de 1500 $ chacun. Ils ont été installés un peu partout dans la municipalité, surtout en bordure d’un marais.

Cette technologie attire le moustique en projetant du CO2 à 60 mètres autour, puis envoie de l’acide lactique alimentaire pour que l’insecte croie qu’un humain est à proximité. Le maringouin est finalement aspiré dans un filet.

Solutions plus écologiques

Le comité de citoyens qui a travaillé sur le dossier a tenu à trouver des solutions plus écologiques, en évitant, par exemple, les pesticides ou les interventions mécaniques dans le marais.

Chaque semaine depuis mai, des bénévoles et un employé municipal ont mesuré le volume de moustiques dans les filets, estimant qu’un millilitre de moustiques correspond à 38 insectes. La semaine dernière, la barre du million a été dépassée.

La récolte a été bonne, mais difficile de mesurer l’impact sur la qualité de vie cet été. «Cette année-ci, on n’a pas tellement senti la différence, car l’été a été particulièrement chaud. Comme il ne pleuvait pas beaucoup, les moustiques pondaient, mais les œufs n’ont pas éclos, sauf lors d’une averse», analyse Jacques Bodart, citoyen impliqué dans la chasse aux moustiques.

«Donc, on a eu des vagues de moustiques, des semaines qu’il n’y en avait pas beaucoup et d’autres semaines, on était débordés. Ça reste quand même que c’est un investissement pour l’an prochain, car plus on en prend, moins ils vont pondre», a-t-il ajouté.

Les données serviront à connaître les endroits où les récoltes sont les meilleures et ainsi savoir où déplacer les pièges.

Les cadavres des insectes ont été mis au congélateur et seront donnés à une entreprise qui travaille dans le domaine de l’aquaculture pour nourrir des truites.

Chauves-souris

Les citoyens ont aussi fait leur part en trouvant les nids de ponte et en les éliminant. Plusieurs ont installé des refuges à chauve-souris et des nichoirs à hirondelles.

Dans le premier cas, le succès a été mitigé, mais le second a mieux fonctionné.

«C’est un succès, mais il ne faut surtout pas arrêter. Il faut que ça continue plusieurs années, pour que ça fasse un effet domino», a ajouté M. Bodart. La récolte continuera tout le mois de septembre.