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REM

Des travaux hors du commun pour construire la station la plus profonde au pays

TVA Nouvelles 

Les passagers du Réseau express métropolitain pourront monter une vingtaine d’étages en seulement 20 secondes à la station Édouard-Montpetit pour se rendre sur la ligne bleue du métro. Afin d’accomplir cet exploit technique, des travaux d’envergure sont en cours près du pavillon Marie-Victorin de l’Université de Montréal.

À 70 mètres de profondeur, soit l’équivalent d’une vingtaine d’étages, cette station sera la plus profonde au pays, la deuxième plus profonde en Amérique du Nord (après la station Washington Park à Portland). Quatre ascenseurs à haute vitesse doivent transporter près de 5000 personnes à l’heure.

Lorsque le maire de Montréal Jean Drapeau a présenté les plans du métro en 1961, il entrevoyait déjà qu’une ligne de métro passe sur le mont Royal. Lors de la construction de la station Édouard-Montpetit, on envisageait déjà la connecter au tunnel Mont-Royal.

 

«On boucle un peu cette vision-là d’avoir une ligne de métro sous le mont Royal, a indiqué Jean-Vincent Lacroix, directeur des relations médias au REM. Les gens pourront voyager de la station Édouard-Montpetit à la station McGill en trois minutes.»

Ces travaux d’excavation représentent un défi pour les ingénieurs, afin de protéger les structures avoisinantes et minimiser les impacts sur la vie étudiante et la vie de quartier.

Des impacts sur la circulation

Le REM s’étendra sur 67 km et des travaux d’envergure seront exécutés près des autoroutes 10 et 40.

«Pour l’antenne Rive-Sud, de Brossard à la Gare Centrale, le REM passera au centre de l’autoroute 10», a expliqué Jean-Vincent Lacroix. Les voies en direction de Sherbrooke seront ainsi maintenues, mais déviées dès la fin du mois du septembre.

Une structure aérienne sera également construite le long de l’autoroute 40. La fondation des piliers se fera d’ici la fin de l’année.

Des arbres coupés

250 000 arbres seront plantés afin de compenser les espaces verts rasés pour faire place aux aires de travaux temporaires. Cette mesure devrait ajouter dix fois plus d’arbres qu’il n’y en avait sur les 20 hectares touchés.

«C’est important pour nous. À terme, c’est un réseau de transport collectif qui se veut écologique. Il fallait être cohérent.»

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