/news/elections

Groupe identitaire

La Meute «sur le bord du racisme» dit Legault

Charles Lecavalier | Agence QMI

François Legault rejette l’amour de la Meute, un groupe identitaire qui est sur «le bord» d’être ouvertement raciste, selon le chef caquiste.

«On ne peut pas empêcher un cœur d’aimer. Mais j’aimerais mieux qu’ils ne m’aiment pas», a lancé M. Legault mercredi lors d’un point de presse dans sa circonscription de l’Assomption.

À LIRE ÉGALEMENT

La Meute s’invite dans la campagne

En entrevue avec le «Journal», le porte-parole de La Meute, Sylvain « Maikan » Brouillette a affirmé la veille que le débat identitaire qui fait rage depuis quelques jours entre les différents partis politiques lui plaisait. Il a ajouté que c’est la CAQ et le PQ qui rejoignent davantage les positions de La Meute.

François Legault a répliqué aujourd’hui qu’il «n’aime pas leurs revendications» et qu’il ne «les appuie pas du tout». «Je n’aime pas le discours véhiculé par la meute. Je trouve que c’est sur le bord du racisme», a-t-il dit.

Le Parti libéral, le Parti québécois et la CAQ ont porté plainte à la police contre La Meute pour des graffitis peints devant leurs locaux. Le groupe d’extrême droite Atalante a aussi voulu attirer l’attention des troupes de François Legault.

La faute du PLQ

M. Legault a laissé entendre que l’émergence de ces groupes dans l’espace public québécois est directement liée au laissez-faire du gouvernement libéral.

«Je pense que c’est important d’avoir un cadre pour éviter les dérapages. Quand on dit qu’on veut interdire les signes religieux pour les personnes en autorité, je pense que ça fixe un cadre. Le fait que les libéraux ont mis ça en dessous du tapis pendant dix ans après la commission Bouchard Taylor, ça n’a pas aidé», a-t-il lancé.

Il estime «qu’il y a des gens qui sont inquiets et on n’a pas répondu à ces inquiétudes». «Il y a de l’exagération, il y a des dérapages et ces groupes-là à mon avis, c’est du dérapage», a-t-il précisé.

M. Legault croit que ces groupes ont pu émerger, «entre autres» en puisant dans l’insécurité des Québécois. «Beaucoup de gens sont tannés, tannés de recevoir des leçons de Philippe Couillard en terme de tolérance», a-t-il dit.

M. Legault a martelé qu’il est «important de mettre un cadre, que les Québécois sachent que oui, on comprend qu’il y a des inquiétudes». Selon lui, la CAQ répond à ces inquiétudes «de façon très raisonnable» et contrairement aux libéraux «ne met pas le problème en dessous du tapis». À son avis, une «grande majorité des Québécois» sera plus «confortable de voir que les signes religieux sont interdits pour les personnes en autorité».