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Figure marquante du féminisme

La FFQ justifie son mutisme après la mort de Lise Payette

Agence QMI

AGENCE QMI

La Fédération des femmes du Québec (FFQ) a justifié son silence complet concernant la mort de l’ancienne ministre et figure marquante du féminisme Lise Payette en soutenant qu’elle préférait laisser ses membres le faire individuellement.

Dans un message publié sur son site internet mercredi, la FFQ affirme qu’elle doit «représenter plusieurs femmes et plusieurs positions en même temps», mais qu’elle ne peut «pas choisir d’en représenter seulement certaines».

«Par contre, ce que la Fédération peut faire, puis ce qu’elle et son conseil d’administration ont choisi de faire, c’est de laisser chaque membre s’exprimer à leur manière à propos du décès de Mme Payette, d’écrire ce qu’elle symbolisait pour elles», a précisé la FFQ.

«Sans nier nos divergences, nous reconnaissons qu’elle est une figure importante de l’histoire du Québec et nous souhaitons que l’ensemble de ce qu’elle fut pour le Québec soit reconnu et continue à alimenter nos conversations et l’évolution de notre société», a ajouté la FFQ.

Lettre FFQ Payette

Capture d'écran/Fédération des femmes du Québec

 

L’organisme a souligné que Lise Payette «a grandement contribué à avancer la cause des femmes du Québec», en tant que première ministre d’État à la Condition féminine, en modifiant le Code civil pour créer une égalité juridique entre les hommes et les femmes et en participant aux changements de mentalité avec ses émissions à la radio et à la télé.

Certaines femmes avaient critiqué le silence de la FFQ, dont la chroniqueuse du «Journal de Montréal» Lise Ravary. Elle avait attribué ce mutisme à l’orientation prise par la FFQ, sous la gouverne de sa présidente transgenre Gabrielle Bouchard, qui fait «des femmes marginales sa priorité absolue».

«Pour les nouvelles féministes, défendre les Québécoises ordinaires comme l’a fait Lise Payette, pue le racisme, le capitalisme, l’homophobie, la transphobie et, bien entendu, l’islamophobie», avait écrit Lise Ravary lundi, se disant «scandalisée» par l’omission de la FFQ.

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