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Oeuvre d’art et parc commémoratif

Lac-Beauport honore les victimes de l’attentat de 2016 au Burkina Faso

Dominique Lelièvre | Agence QMI

Journal de Québec, Dominique Lelièvre

Une œuvre d’art et un parc commémoratif de Lac-Beauport portent désormais le nom de la famille Carrier-Chamberland en souvenir de ses membres abattus dans une attaque terroriste au Burkina Faso en 2016.

Financé à 100% par la municipalité de Lac-Beauport, le monument a été inauguré jeudi, au parc communautaire situé près de l’école Montagnac, sur le chemin du Village.

Des six victimes québécoises de l’attaque jihadiste, quatre étaient des résidents de Lac-Beauport. Le groupe était au Burkina Faso afin de participer à un projet humanitaire. Il était attablé dans un restaurant de la capitale quand un commando a mené l’assaut, le 16 janvier 2016, faisant 30 morts.

Selon le maire de Lac-Beauport, Michel Beaulieu, les résidents de la municipalité n’ont rien oublié de ce tragique événement. Il ajoute que cet espace commémoratif était «une évidence» pour le conseil municipal afin que la mémoire des victimes ne soit jamais oubliée.

«Tout le monde s’en souvient [de l’attentat]. Tu dis Burkina Faso et c’est instantané. C’est une famille qui a vraiment donné des leçons de bénévolat, pas seulement localement, mais internationalement», souligne-t-il.

Hommage bien accueilli

Les membres de la famille Carrier-Chamberland se sont dits ravis de cet hommage à leurs proches décédés.

«L’œuvre est très belle. J’aime beaucoup la simplicité. Évidemment, je suis très touché par le geste et je suis surtout fier. Pour moi, ça ne faisait pas de doute qu’ils ont laissé une trace indélébile [dans la communauté]», a commenté Louis Blais, le frère de Gladys Chamberland, décédée dans l’attentat.

L’œuvre d’art se présente comme une sphère et comporte plusieurs cercles qui évoquent, selon l’artiste Denis LeBel, l’univers, la terre, son équilibre et la vie.

Journée commémorative réclamée

Par ailleurs, bien qu’heureuse de la réalisation de ce monument, la mère de Maude Carrier, l’une des personnes décédées, continue de réclamer un geste à l’échelle nationale : une journée commémorant les victimes d’attentats terroristes.

Elle estime que la Journée nationale du vivre-ensemble, décrétée par le gouvernement du Québec et célébrée le 15 janvier, en souvenir des victimes de l’attentat de Ouagadougou, ne suffit pas.

«J’aurais aimé que ce soit plus une journée contre l’islamisme radical. J’aurais aimé que cette journée-là soit plus claire contre ça, alors que le vivre ensemble, c’est devenu une expression qui est tellement utilisée à toute sorte de fins, actuellement, en politique , affirme Camille Carrier.

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