/news/law

Procès de Louis Pelletier

Le meurtrier présumé semblait très jaloux

Claudia Berthiaume

 - Agence QMI

COURTOISIE, COUR SUPÉRIEURE

Très jaloux, agressif, menaçant, menteur: des proches d’une courtière immobilière assassinée il y a cinq ans ont dressé jeudi un portrait peu reluisant de l’ex-conjoint de la victime, qui subit actuellement son procès pour meurtre.

«Elle est en train de me rendre fou, je vais finir par la tuer», aurait dit Louis Pelletier à une connaissance de son ex, quatre jours avant qu’on la trouve calcinée dans sa voiture.

Celui qui est aujourd’hui accusé du meurtre prémédité de Julie Morrisson et d’outrage à son cadavre était tellement en amour avec la femme de 39 ans qu’il l’aurait demandée en mariage à peine quelques semaines après leur rencontre, au printemps 2013.

La relation aurait toutefois rapidement tourné au vinaigre lorsque la courtière immobilière aurait découvert un autre côté de la personnalité de son fiancé, ont raconté jeudi des amies de la victime au jury chargé du sort de l’homme de 53 ans.

Pelletier lui aurait notamment menti en disant posséder une compagnie d’excavation pour laquelle il n’aurait été qu’un employé.

Il semblait également contrarié dès que la courtière immobilière avait des contacts avec d’autres hommes, ont rapporté les témoins.

«Il était très très très très très jaloux. Même moi, ma présence semblait le déranger», a souligné Nancy St-Amant, une amie de la victime.

Pelletier aurait même appelé un des clients de Mme Morrisson pour lui faire des menaces et le mettre en garde de ne plus la revoir.

«Criss de fou»

«Il voulait monter chez nous me câlisser une volée. [Il disait] que supposément Julie était en amour avec moi», a relaté Éric Sénécal jeudi, au palais de justice de Saint-Hyacinthe.

Lors d’une rencontre subséquente, Pelletier aurait ajouté: «Tu ne me connais pas, tu ne sais pas de quoi je suis capable, je suis un criss de fou.»

Quatre jours après cette discussion, le corps de Julie Morrisson a été trouvé calciné dans sa voiture, en bordure d’un rang séparant Mont-Saint-Hilaire d’Otterburn Park, en Montérégie.

La dame de 39 ans avait peur de Louis Pelletier depuis un certain temps déjà, au point où elle aurait appelé une policière de la Régie intermunicipale de Richelieu-Saint-Laurent pour avoir des renseignements.

«Durant leur relation, il lui aurait dit qu’il avait mis le feu chez son [autre] ex. Elle se demandait si elle avait raison d’avoir peur», a détaillé l’agente Martine Grenier jeudi.

Le procès présidé par la juge Myriam Lachance se poursuit vendredi.

Dans la même catégorie