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Transports Québec

Panneaux de signalisation: les pictogrammes préférés au français

Pascal Dugas Bourdon | Agence QMI

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JOEL LEMAY/AGENCE QMI

Transports Québec privilégiera les pictogrammes plutôt que le français sur les tableaux électroniques et les nouveaux panneaux métalliques qui devront être créés sur le réseau routier.

«Lorsqu’il y a développement d’un nouveau panneau de signalisation, le pictogramme sera privilégié, si c’est possible de le faire», a expliqué à l’Agence QMI Martin Girard, porte-parole au ministère des Transports.

La création de panneaux est parfois nécessaire pour expliquer de nouvelles réalités. La légalisation du cannabis en est un exemple.

«Au ministère, on travaille à bonifier et à préciser les règles pour la signalisation sur les panneaux électroniques à message variable», a également expliqué M. Girard.

Un panneau à message variable est un tableau électronique télécommandé qui permet d'afficher des messages rapidement modifiables, dans le cas, par exemple, où on fermerait une voie en raison d’un accident.

Le ministère des Transports n’ira cependant pas jusqu’à retirer des panneaux métalliques déjà présents sur le réseau pour les remplacer par ceux avec des pictogrammes. De plus, même si le pictogramme sera dorénavant préféré, il existera peut-être des situations où l’usage du français sera nécessaire, a précisé le ministère.

Présentement, quelque 90 % des panneaux utilisés sur les routes sont déjà exclusivement dotés de pictogrammes.

Le pictogramme pour enseigner le français

Le chef péquiste Jean-François Lisée ne voit pas de problème à une utilisation accrue du pictogramme, tant que le français est également utilisé.

«Qu’on mette un pictogramme, moi je suis pour, mais laissez dont le mot [en français] en dessous, pour qu’ils apprennent [ce qu’il signifie]», a indiqué le chef péquiste Jean-François Lisée, en marge de la présentation de son cadre financier, jeudi.

«De faire reculer le français sur le territoire du Québec, si je deviens premier ministre, ça n’arrivera jamais», a-t-il ajouté.

Le 14 mars 2017, une pétition de près de 7000 noms avait était déposée à l’Assemblée nationale, requérant que le gouvernement du Québec «prenne les mesures nécessaires afin que tous les panneaux et alertes/messages électroniques relatifs à la santé ou la sécurité soient en français et en anglais, quand aucun symbole ou pictogramme n’existe».

Trois semaines plus tôt, le 22 février 2017, le ministère des Transports avait déjà transmis une note aux directions territoriales leur demandant de privilégier le pictogramme «lorsqu’applicable».