/finance/homepage

Industrie des technologies

Des sièges sociaux québécois menacés

TVA Nouvelles

Avec l’augmentation du nombre de sièges sociaux qui quittent le Québec, notre industrie des technologies est particulièrement inquiète face à la puissance des géants américains.

Ces dernières années, plusieurs de nos entreprises technologiques prometteuses ont été vendues, comme Vrvana, spécialisée en réalité virtuelle, qui a été achetée il y a quelques mois par Apple pour 30 millions de dollars.

«Pour des dirigeants qui veulent bâtir une entreprise et qui se font offrir une offre monétaire intéressante, je pense que ça peut être intéressant», affirme Nicole Martel, PDG de l’Association québécoise des technologies.

Mais cet organisme estime qu’il faut convaincre les entrepreneurs de voir à plus long terme.

«À la question qu'on a posée à 500 dirigeants d'entreprise, s'ils seraient prêts à vendre leur entreprise, 40% nous ont dit oui, si les circonstances sont favorables, ajoute Mme Martin. Donc, 40% de nos dirigeants seraient prêts à vendre.»

Andy Kulakowski, le président-directeur général de Fresche Solutions, une compagnie montréalaise de 450 employés qui programme des systèmes informatiques, a compris que vendre n’est pas toujours une bonne solution.

Au tournant des années 2000, cette entreprise a été acquise par un géant américain.

«Comme compagnie publique, on ne pouvait pas refuser l'offre», explique M. Kulakowski.

À la suite de cette transaction, les emplois au Québec ont déménagé, tout comme le siège social.

«Ils n'étaient pas intéressés à investir encore dans le futur», soutient le PDG.

Près de 10 ans après avoir vendu son entreprise à des mains étrangères, l’homme d’affaires a décidé de la racheter et de la ramener au Québec.

«On avait tous eu le courage de dire: "Non, tu ne vas pas tuer cette belle compagnie-là"», dit-il.

Son chiffre d'affaires a explosé et il avoisine aujourd'hui les 60 millions de dollars. Parmi ses clients, on compte notamment Adidas, Volvo et les Studios Universal.

Il espère maintenant que son message sera entendu.

«Pourquoi vendre à ces grandes boîtes là quand vous pouvez établir, construire, bâtir un champion comme ça?», demande M. Kulakowski.