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Vente au groupe ontarien Cara

Le fondateur des rôtisseries St-Hubert ne regrette rien

Pierre Couture | Le Journal de Québec

Rotisseries St Hubert

Simon Clark/Agence QMI

Deux ans après la vente au groupe ontarien Cara, le fondateur des rôtisseries St-Hubert Jean-Pierre Léger ne regrette rien.

«Si c’était à refaire, je referais la même transaction. Cara était vraiment le meilleur joueur à qui vendre», a-t-il indiqué en entrevue au «Journal de Québec».

Il y a exactement deux ans, M. Léger complétait la vente officielle du groupe St-Hubert au géant canadien de la restauration rapide Cara pour 537 millions $.

Alors que l’ex-grand patron de RONA, Robert Dutton, soutient que la vente du réseau de quincailleries aurait pu être évitée, celle de St-Hubert était inévitable pour assurer la croissance de l’entreprise, assure M. Léger.

«Les affaires n’ont jamais été aussi bonnes. Les ventes dans les restaurants sont en hausse tout comme les revenus des produits prêts-à-manger disponibles dans les épiceries. Il faut que cela continue.»

Avant de vendre au groupe Cara qui détient de nombreuses bannières de restaurants comme Harvey’s et Swiss Chalet partout au pays, M. Léger dit avoir fait ses devoirs et surtout étudié leurs façons de se comporter lors d’acquisitions.

Bien qu’il n’ait pas reçu de garantie écrite sur le nombre d’emplois et le maintien du siège social de St-Hubert au Québec, il dit faire pleinement confiance à Cara.

«Contrairement à d’autres entreprises vendues comme RONA et le Cirque du Soleil, St-Hubert est resté canadien. Ce que font Cara et Prem Watsa du fonds Fairfax lorsqu’ils achètent, c’est de conserver l’autonomie des entreprises au sein du groupe. Ils ont une façon de faire et un respect de la culture des entreprises achetées.»

Des offres québécoises

M. Léger dit avoir reçu des offres de la part d’entreprises du Québec, dont une de la Caisse de dépôt et du groupe MTY.

«La Caisse avait des conditions et c’est la vie. Le groupe MTY et Stanley Ma étaient aussi là. Or, si MTY avait acheté St-Hubert, notre siège social à Laval ne serait plus là aujourd’hui, car MTY a aussi un siège social au Québec», a-t-il précisé.

Bien qu’il dit continuer de suivre les activités de St-Hubert, M. Léger, âgé de 72 ans, croit que les prochaines années seront remplies de défis pour l’industrie de la restauration.

«Le phénomène de pénurie de main-d’œuvre est devenu très important. Et ce n’est pas juste pour St-Hubert. C’est partout en Amérique du Nord. C’est tout un défi au niveau de l’immigration, ce qui s’en vient.»

D’ici là, M. Léger dit être très occupé avec sa fondation (Claire et Jean-Pierre Léger) qu’il a mise sur pied après la vente de St-Hubert.

Plusieurs projets lui tiennent à cœur, dont le sort réservé aux aînés qui habitent en région ainsi que l’achat de nouveaux équipements à l’Institut de cardiologie de Montréal (don récent de 2 millions $).

«J’ai du plaisir. Je m’implique autant à Montréal que dans le reste du Québec. Je redonne à la communauté qui m’a beaucoup donné», a-t-il signalé.

Le Groupe St-Hubert lors de la transaction

117 restaurants, dont 108 à travers le Québec

2 usines de transformation alimentaire

2 centres de distribution

28 propriétés immobilières

108 franchisés

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