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Politique fédérale

Maxime Bernier lance le Parti populaire du Canada

Guillaume St-Pierre | Agence QMI

Accusé par ses adversaires de souffler sur les braises de l’intolérance, Maxime Bernier assure que les personnes racistes, antisémites ou xénophobes ne sont pas les bienvenus dans son parti lancé vendredi.

«Les gens qui veulent éliminer l’immigration ne sont pas les bienvenus, c’est bien clair», a-t-il lancé en conférence de presse à Ottawa.

Trois semaines après avoir claqué la porte du Parti conservateur, Maxime Bernier a officiellement lancé sa propre formation politique, le Parti populaire du Canada le (PPC).

«Pourquoi ce nom? Parce qu’il est temps que le gouvernement accorde la priorité aux Canadiens ordinaires lorsqu’ils prennent des décisions», a-t-il déclaré en conférence de presse.

Se décrivant comme un «populiste intelligent», M. Bernier a repris ses thèmes de prédilection, soit les libertés individuelles, la réduction de la taille de l’État et l’immigration.

M. Bernier a semé la controverse après avoir déclaré récemment que «plus de diversité» «détruira» le Canada.

En conférence de presse, il s’est dit en faveur d’une réduction des seuils d’immigration et de la mise en place d’un nouveau système qui favorise l’immigration économique au détriment de la réunification familiale et des réfugiés.

Questionné à savoir s’il permettrait à un éventuel gouvernement caquiste d’expulser des immigrants n’ayant pas appris le français, M. Bernier a semblé laisser la porte ouverte.

Maxime Bernier souhaite attirer dans son giron les Canadiens désabusés qui ne vont plus voter, afin de créer une grande «coalition».

Le député de Beauce ne s’est pas formalisé lorsqu’un journaliste lui a rappelé qu’aucun de ses anciens collègues ne s’est joint à son aventure.

«Je ne veux pas de leur appui. Plusieurs sont hypocrites. Ils défendent des idées publiquement alors qu’ils tiennent le discours inverse en privé», a-t-il expliqué, donnant en exemple l’enjeu de la gestion de l’offre.

Il rejette l’idée que l’arrivée de son parti divisera la droite canadienne, laissant ainsi le champ libre à Justin Trudeau lors du prochain scrutin en octobre 2019.

«J’ai un défi, et mon défi est de prouver que dans quelques mois, ce parti sera l’alternative réelle au gouvernement de Justin Trudeau», a-t-il déclaré.

Mais la grande famille conservatrice s’inquiète de voir la droite s'entre-déchirer. Plusieurs ténors ont rappelé récemment que la création du Parti réformiste a permis aux libéraux de gouverner durant 13 ans, de 1993 à 2006.

Le Beauceron soutient que les réseaux sociaux lui permettront de rapidement étendre son réseau à travers le pays. Un outil qui n’existait pas à l’époque de Preston Manning, le fondateur du Parti réformiste.

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