/news/society

Alimentation et sport

Diabétique, ses efforts la délivrent de ses médicaments

Caroline Lepage

 - Agence QMI

Journal de Montréal

Une femme de 38 ans qui détestait le sport n’a plus besoin de médicaments et contrôle son diabète depuis qu’elle mange bien et bouge comme jamais.

Fanny Garrel faisait du diabète, mais elle l’ignorait. En 2015, à l’âge de 35 ans, elle commençait à perdre la vue et se sentait très fatiguée. Elle a donc consulté son médecin, qui lui a annoncé qu’elle souffrait de diabète de type 2. Son taux de glycémie était de 18 millimoles de glucose par litre de sang, alors que la normale se situe entre 4 et 7. Il y avait de quoi s’inquiéter.

Métamorphose réussie

«C’était un gros boulet», lance-t-elle.

Son médecin lui a prescrit du Diabeta, une «bombe» qui faisait baisser la glycémie d’un coup, et aussi un autre médicament qu’elle prenait trois fois par jour.

Consciente que sa maladie était chronique, mais contrôlable, Mme Garrel a changé radicalement son mode de vie. Le résultat a été spectaculaire. En trois mois, elle n’avait plus besoin de médicaments.

«Mes parents sont diabétiques. Mes grands-parents l’étaient aussi. J’ai vu ce que les médicaments font sur le corps. Ça touche beaucoup l’appareil rénal, l’estomac, le foie et le pancréas», explique celle qui se trouvait trop jeune pour prendre des médicaments jusqu’à la fin de ses jours.

Mme Garrel continue de manger des fruits et, occasionnellement, des desserts. Elle a cependant fait une croix sur les pâtes alimentaires, dont elle raffolait. Elle a également cessé de consommer plusieurs aliments riches en sucre, comme les pommes de terre, les jus, les boissons gazeuses, etc. Elle ne buvait déjà pas d’alcool, ce qui a aidé.

La piqûre... du sport

Celle qui détestait le sport s’est également mise à bouger. Tous les matins de la semaine, Mme Garrel partait à 5 h 30 du matin à la salle de gym, où elle a rencontré une entraîneuse, qui lui a donné la piqûre de l’activité physique.

La Drummondvilloise d’adoption s’est initiée à la course et a même donné des cours de Zumba.

Au final, elle a perdu plus de 75 livres.

À l’époque, Mme Garrel était régulièrement suivie par son médecin. Elle voyait aussi une infirmière et une nutritionniste du CLSC. Tous étaient étonnés de constater que cette diabétique n’avait plus besoin de médicaments.

«On ne peut pas vous donner de meilleurs conseils. Vous avez tout compris», lui ont-ils dit.

Le résultat de ses efforts lui donnait le courage de persévérer.

«Aujourd’hui, l’activité physique fait partie d’un rituel. C’est un besoin. Je n’aurais jamais pensé dire ça un jour dans ma vie», lance-t-elle.

Malgré les canicules, Mme Garrel vient de réaliser cet été le défi de gravir 20 montagnes, qui l’a conduite au Vermont et dans les Rocheuses.

Cette femme de 38 ans est aujourd’hui bien fière de ses accomplissements. Elle sait néanmoins qu’elle devra rester active et vigilante toute sa vie pour contrôler sa maladie et ne pas retomber dans les problèmes de santé.