L’Association québécoise de la maladie de Lyme, qui défend les droits des patients atteints de cette maladie chronique aux effets potentiellement dévastateurs, et le Syndicat des agents de protection de la faune ont profité de la campagne électorale pour se faire entendre, lundi.
De nombreuses personnes malades ont pu se faire diagnostiquer, mais aux États-Unis seulement. Les traitements ou les médicaments qu’ils doivent ensuite recevoir au Québec sont extrêmement onéreux, puisqu’ils ne sont pas assurables.
«La maladie elle-même, elle est souffrante, mais la plus grande souffrance est le fait de ne pas avoir de support médical. Quand tu es aussi malade que cela, que tu fais appel à un médecin ou au système de santé et que le médecin te met complètement de côté et qu’il finit par te dire que c’est dans ta tête, c’est inhumain», a dénoncé Annie Roussy, présidente de l’Association québécoise de la maladie de Lyme.
Pour le Dr Amir Khadir, ex-député, mais également infectiologue, il faut absolument agir pour ces personnes et poser des actions concrètes. Des engagements politiques en ce sens doivent être pris par les partis, a-t-il plaidé.
«Les disputes, ça va, a lancé l’ex-député de Mercier, en référence aux prises de bec entre les chefs pendant cette campagne électorale.
«Nous, on a besoin que les patients et les patientes aient de l’écoute. La commission parlementaire est venue dire que le Collège des médecins ou les autorités réglementaires menottent les mains des médecins qui veulent essayer des choses, aider leurs patients en offrant d’autres possibilités de diagnostics, mais surtout en offrant des traitements à titre d’essai», a souligné Amir Khadir.
Un reportage bouleversant portant sur les ravages causés par cette maladie sera présenté à l'émission «J.E.» jeudi, à 19h30.