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Un policier roulait vite quand il a tué trois aînés

 - TVA Nouvelles

Une vidéo présentée en cour mardi montre qu’un policier qui a tué trois personnes lors d’un accident en 2015 roulait très vite dans une zone de 50 km/h.

Le policier de la Sûreté du Québec (SQ) Maxime Gobeil, 33 ans, subit son procès depuis mardi au palais de justice de Roberval. Il est accusé de conduite dangereuse ayant causé les morts de Georges Martel, 80 ans, Louiselle Laroche, 71 ans, et Cécile Lalancette, 89 ans, le 18 juillet 2015.

Le policier de la SQ se rendait sur un appel d’urgence pour de la violence conjugale à bord d’une voiture banalisée lorsqu’il a heurté la voiture des victimes. Ceux-ci se rendaient à des funérailles.

Ils venaient tout juste de sortir de la cour de leur résidence pour personnes âgées, le Motel Saint-Michel, à Dolbeau-Mistassini au Lac-Saint-Jean.

Débris

La vitesse à laquelle circulait le policier au moment de l’impact n’a pas été dévoilée mardi lors de la première journée du procès.

Par contre, une vidéo a été présentée et commentée par l’expert en reconstitution d’accident du Service de police de la Ville de Québec, Denis Turcotte. On y voit la Dodge Charger conduite par l’accusé frapper de plein fouet la Kia Rondo conduite par Georges Martel. La voiture des victimes a été projetée sur plusieurs mètres après l’impact. Une roue a été retrouvée à 80 mètres du point d’impact.

Au moment de l’accident, il tombait une fine pluie. La collision est survenue dans un secteur ou l’asphalte était neuf. La voiture de police ne présentait aucune anomalie.

Selon l’expert Denis Turcotte, la voiture banalisée de l’accusé était moins visible qu’une autopatrouille traditionnelle. Il n’y a pas de gyrophares sur le toit. Même si les lumières à Del colorées à l’avant de la voiture étaient allumées et que la sirène était activée, il était plus difficile pour les victimes de voir cette voiture, selon M. Turcotte.

Des enregistrements d’échanges entre les policiers et la répartitrice du 911 ont été aussi entendus. On y entend les policiers dire qu’il y a eu un accident, mais ils ne mentionnent pas qu’il s’agit d’un policier.

Tourner la page

Étienne Martel a perdu son père, sa belle-mère et sa grand-mère par alliance dans cette tragédie. Plus de trois ans après le drame, il a hâte que l’histoire se termine pour faire son deuil et tourner la page. Il n’en veut pas au policier Maxime Gobeil. Pour lui, il s’agit d’un accident. «C’est un gros pincement au cœur. On dirait que le souffle nous coupe. Ça fait mal au cœur, ça vient chercher en dedans de soi-même», a-t-il dit en entrevue.

Le procès se poursuivra jusqu’à vendredi. Trois autres journées d’audience sont prévues dans la première semaine d’octobre.

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