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La CAQ appuie les propriétaires de chalets en Haute-Mauricie

Louis Cloutier

 - Agence QMI

La Coalition avenir Québec (CAQ) se porte à la défense des propriétaires de chalets en Haute-Mauricie qui voient le coût de leurs baux de villégiature littéralement exploser.

La hausse dans la dernière décennie atteint et dépasse, pour certains, les 400 %. L'attribution des emplacements sur les terres publiques est sous la responsabilité du ministère des Ressources naturelles.

«Ce qu'on dénonce, c'est que depuis une dizaine d'années il y a eu des fluctuations terribles qui représentent des iniquités pour les villégiateurs», a lancé vendredi Marie-Louise Tardif, candidate de la CAQ dans Laviolette-Saint-Maurice.

Un locataire qui payait 300 $ par année pour son espace en 2006 en paie maintenant 1676 $. C'est une hausse de 458 %. Un autre voit sa facture passer de 1565 $ à 3025 $ entre 2016 et 2020, une hausse de 93 %.

L'avis d'imposition municipal est évidemment à l'avenant. Plusieurs occupants déplorent vivement qu'à terme ils ne puissent plus payer pour devenir propriétaires de leur emplacement comme prévu à l'origine.

«Dans mon cas, je me retrouve avec une valeur de 100 000 $ et plus, et je suis contraint de payer de 300 $ à 3000 $ pour louer. Ça fait que tout l'investissement que j'ai fait sera perdu», a dit Alain Audet, qui possède son chalet au lac Missionnaire, dans le secteur Mékinac.

Quelque 45 000 villégiateurs sont affectés par cette forte inflation au Québec, dont environ 5000 en Mauricie. Si elle prend le pouvoir, la CAQ s'engage à ce que la hausse annuelle ne dépasse plus celle du coût de la vie.

Le candidat caquiste de Nicolet-Bécancour blâme les libéraux pour cette situation. «Ça s'est passé dans la région de la Mauricie où on avait cinq députés ou ministres et ils ont laissé passer ça», a fulminé Donald Martel.

Les libéraux n'ont pas voulu commenter.