/news/politics

Lisée dénonce la «partie gratuite» de QS

 - Agence QMI

Au lendemain d’un débat difficile à TVA, Jean-François Lisée a dénoncé vendredi l’absence de reddition de compte exigée à Québec solidaire de la part des médias.

Il a invité les journalistes, absents de la caravane de Manon Massé et Gabriel Nadeau-Dubois, à couvrir Québec solidaire comme ils le font pour les trois principaux partis. «Si, à partir d’aujourd’hui, il y a des questions qui sont posées plus équitablement envers tous les partis, et donc envers Québec solidaire, je pense que ça va être un service à rendre aux électeurs, a commenté le chef péquiste vendredi matin. Parce que, pour l’instant, Québec solidaire a eu une partie gratuite.»

En anglais, il a qualifié la situation de «free ride» pour la formation de gauche. «Je pense que Québec solidaire n’a pas eu à se livrer à une reddition de comptes quotidienne comme nous avons eu à le faire, les trois autres partis, a-t-il ajouté. Vos médias ont neuf jours pour rétablir l’équité entre les partis.»

«Transparence»

La veille, la stratégie de M. Lisée d’attaquer Manon Massé sur la gouvernance de Québec solidaire lors du Face à Face de TVA a soulevé bien des interrogations. La formation est représentée par deux co-porte-parole, mais compte officiellement un «chef» de parti, inconnu du grand public. «Qui tire les ficelles à Québec solidaire ?», a demandé M. Lisée jeudi soir.

Le chef péquiste a évoqué un événement de mai 2017 où le porte-parole de QS de l’époque, Andrès Fontecilla, a renié son accord pour une entente du OUI-Québec en raison du refus du Comité de coordination du parti.

Reconnu comme un stratège politique, Jean-François Lisée n’a pas voulu dire vendredi matin s’il avait consulté son entourage avant d’attaquer Manon Massé sur cette question. «Je suis le chef du Parti québécois, je prends les décisions», a-t-il lancé.

Programme de QS

Au cours de son point de presse, le chef péquiste a également critiqué le programme Québec solidaire, qui prévoit d’importantes augmentations des dépenses. Par exemple, la formation de Manon Massé propose la gratuité scolaire jusqu’au postdoctorat. «Évidemment, si on décide d’aller chercher 12 milliards $ supplémentaires de revenus qui va faire un choc sur l’économie qui va être terrible, là on peut dépenser tout ce qu’on veut», a-t-il souligné.

Par ailleurs, le chef péquiste préfère se fier aux trois sondages Internet publiés dans les minutes après le Face à Face, plutôt qu’aux nombreux analystes qui estiment qu’il a perdu la joute hier. «Dans les trois cas, les internautes ont dit que j’avais gagné le débat, dit M. Lisée. Il arrive que les influenceurs n’aient pas une juste lecture de ce que les gens dans leur salon ont pu penser. Alors, on va attendre quelques jours avant de tirer cette conclusion-là.»

Dans la même catégorie