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Legault se porte à la défense de Christian Dubé

Christian Dubé (à droite) et le chef de la CAQ François Legault

Archives Agence QMI

Christian Dubé (à droite) et le chef de la CAQ François Legault

Le chef caquiste François Legault s’est porté samedi à la défense de son candidat dans La Prairie, Christian Dubé, qui a touché une somme de 1,8 million $ en primes de performance différées en quittant la Caisse de dépôt et placement du Québec.

Alors que la Coalition avenir Québec a souvent critiqué les primes versées aux hauts placés des sociétés d’État, François Legault ne voit pas de problème avec le pactole empoché par M. Dubé en quittant son poste de vice-président de la CDPQ pour mieux revenir en politique.

«À la Caisse de dépôt, il y a des salaires compétitifs, a répété le chef caquiste. Quand on compare avec les autres fonds de pension au Canada, je pense que les salaires sont compétitifs. Il y a des bonis, on parle de bonis des trois dernières années sur le rendement. »

Le chef caquiste fait aussi une différence entre les bonis versés aux dirigeants de la CDPQ et ceux que sa formation politique a dénoncé par le passé.

«La Caisse de dépôt qui gère plus de 200 milliards $ d’actifs. [...] Il faut y aller cas par cas, il faut que ce soit une rémunération au rendement, puis que la personne ait un impact sur le rendement. Quand on donne des bonis à 50 personnes, je ne suis pas certain que toutes ces personnes-là avaient un impact sur les résultats.»

Lisée écorche Dubé

Pour Jean-François Lisée, le boni empoché par Christian Dubé au moment de quitter la Caisse est symptomatique de la «société des gloutons». Son parti souhaite d’ailleurs combattre ces disparités de revenus avec une taxe imposée aux hauts dirigeants des entreprises cotées en Bourse qui empochent plus de 30 fois le salaire moyen des employés.

Un gouvernement Lisée imposerait également aux dirigeants des sociétés d’État un salaire maximum de 250 000 $. La Caisse serait exemptée de cette politique, mais serait invitée à «faire preuve de modération» dans la rémunération de ses dirigeants. «Pour la Caisse de dépôt, on veut établir une politique salariale plus modérée pour les principaux dirigeants et que, ensuite, l’augmentation de leurs salaires suive le secteur public», a expliqué le chef péquiste.

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