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Couillard défend le silence de l'ex-bras droit de Sklavounos

Courtoisie, site internet PLQ

L’ancien bras droit de Gerry Sklavounos et candidat dans Laurier-Dorion George Tsantrizos peut tout à fait refuser les entrevues des médias nationaux, estime Philippe Couillard.

«C’est sa liberté de choisir la campagne qu’il fera, c’est votre liberté de le critiquer pour ça. Il n’y a pas un droit constitutionnel à qui que ce soit de répondre à des entrevues», a lancé le chef libéral dimanche lors d’un point de presse à Vaudreuil-Dorion.

M. Tsantrizos a été conseiller politique de M. Sklavounos pendant 11 ans, une information qui ne se retrouve pas sur sa biographie disponible sur le site web du Parti libéral. Rappelons que le député Gerry Sklavounos, qui a été visé par allégations d’agression sexuelle, a été exclu du PLQ en 2016.

Depuis sa nomination comme candidat, M. Tsantrizos a refusé les entrevues faites par les médias nationaux comme le «Journal», le «Devoir», la «Presse» et Radio-Canada.

Or durant la campagne électorale, M. Couillard a critiqué la CAQ qui selon lui muselait ses candidats. Dans ce cas-ci, dit le chef libéral, M. Tsantrizos ne fait que «donner une forte priorité à ses médias locaux et communautaires.

Aucune question de posée

Par ailleurs, depuis deux ans, le Parti libéral n’a posé aucune question à M. Tsantrizos sur les comportements et gestes de Gerry Sklavounos qui lui a valu d’être expulsé du PLQ. «Non», a tout simplement écrit la directrice des communications du PLQ Catherine Maurice dans un échange courriel avec le «Journal».

Le chef libéral estime que de questionner son candidat à ce sujet revient à faire de la «culpabilité par association». «Ce qu’on essaie de faire c’est de bâtir une culpabilité par association», a-t-il déploré. Il a ajouté que M. Tsantrizos, comme tous les autres candidats, a eu droit à une vérification d’usage.

En novembre 2017, le gouvernement Couillard a décidé d’exclure pour de bon M. Sklavounos après avoir appris qu’il avait échangé des messages textes inappropriés avec une adolescente de 15 ans.

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