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«J’ai vu les fenêtres se décrocher vers moi»

Axel Marchand-Lamothe | Agence QMI

Lucie et Michel Lacombe devant leur logement où le toit a été soufflé.

Axel Marchand-Lamothe

Lucie et Michel Lacombe devant leur logement où le toit a été soufflé.

Un sexagénaire à mobilité réduite a bien failli périr dans son appartement lorsque la tornade a touché terre à Gatineau, vendredi.

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«J’ai vu l’enfer à l’hôpital, mais là je l’ai vécu [vendredi]. J’ai eu réellement peur», laisse tomber Michel Lacombe, des sanglots dans la voix.

Il se déplace difficilement depuis quelques mois en raison d’une opération à la colonne vertébrale. Il utilise une marchette ou un fauteuil roulant pour arriver à ses fins.

«J’ai entendu du bruit et je pensais que c’était ma femme Lucie. Je me suis levé et j’ai vu les fenêtres se décrocher vers moi», raconte-t-il.

L’homme a été projeté au sol de son logement situé au 4e étage d’un complexe de la rue Talbot, tout près de l’épicentre du vortex.

Sous la cage d’escalier

«J’avais de la difficulté à sortir. Je criais “Au secours”, mais le bruit du vent et du fracas couvrait ma voix», confie-t-il.

Sa fille qui habite le même immeuble et qui s’était réfugiée sous la cage d’escalier est finalement venue le chercher après des minutes d’angoisse.

Son conjoint avait vu arriver la tornade et les avait envoyés se mettre à l’abri, elle et ses deux enfants de 3 et 4 ans.

Son loyer était toujours impraticable en début d’après-midi.

La toiture s’est effondrée sur son logement et le vent a viré l’appartement sens dessus dessous.

«Je n’ai rien sauf le linge que j’ai sur le dos», déplore M. Lacombe.

Des pompiers devaient tenter de leur récupérer des effets personnels lorsque «Le Journal de Montréal» les a rencontrés.

Lui et sa femme gardaient tout de même le sens de l’humour, eux qui ont rapidement trouvé refuge chez leurs proches.

«Au moins, tout se passe bien avec les assurances, le dossier est déjà ouvert!» dit-il.

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