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Nominations de collaborateurs: la CAQ veut mettre fin à la tradition

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Sébastien St-Jean / Agence QMI

La Coalition avenir Québec (CAQ) a l’intention de rompre avec la tradition selon laquelle un nouveau gouvernement autorise la nomination de collaborateurs d’une précédente administration à des postes importants de la fonction publique, a appris l’Agence QMI.

Si la CAQ forme le prochain gouvernement, le 1er octobre prochain, les caquistes n’ont pas l’intention de poursuivre cette règle non écrite, a confié une source. La formation de François Legault souhaite même carrément mettre un terme à cette coutume.

En 2014, lorsque Philippe Couillard a battu Pauline Marois, il a consenti à la nomination de trois collaborateurs de cette dernière dans l’administration publique, soit Marc-André Beaulieu, Stéphane Dolbec et Patrick Lahaie. «Comme le veut la tradition, le premier ministre élu a accepté la nomination de trois collaborateurs de la première ministre», pouvait-on lire dans un communiqué.

Deux ans auparavant, c’était l’inverse. Après les élections 2012, les caquistes avaient vertement dénoncé Pauline Marois, alors première ministre, qui avait autorisé la nomination de proches du Parti libéral à des postes clés de la fonction publique québécoise.

À l’époque, Jean Charest avait profité de son dernier conseil des ministres pour nommer deux directrices adjointes de son cabinet à des postes de sous-ministre adjoint. Chantal Landry, alias Mme «Post-it», avait obtenu le poste de sous-ministre adjointe au ministère de la Santé et des Services sociaux et Isabelle Jean celui de sous-ministre adjointe au ministère des Finances avec un salaire de 124 765 $ par année.

Le tollé suscité par ces nominations avait finalement poussé la première ministre à les revoir quelque peu. Mme Landry s’est tout de même retrouvé à l’Agence de santé du Bas-Saint-Laurent, à Rimouski, avec un salaire de 123 665 $ par année, l’équivalent de la rémunération versée à un sous-ministre adjoint.

Inconnue du grand public jusqu'à son apparition à la commission Bastarache, Chantal Landry avait été identifiée comme étant celle qui indiquait l'allégeance politique des candidats à la magistrature sur des «post-it».

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