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Front commun

Service d'hémodynamie réclamé à Rimouski

Gilles Turmel | TVA Nouvelles

Des cardiologues et des citoyens font front commun pour réclamer l'implantation d'un service d'hémodynamie à l'Hôpital de Rimouski. Leur objectif: de meilleurs soins de santé pour les personnes victimes d'un infarctus.

Chaque année, ce sont près de 1400 personnes du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie qui doivent se faire débloquer une artère du coeur à l'aide d'un cathéter, une opération spécialisée qui permet de limiter les séquelles d'un infarctus.

Pour toutes ces personnes, la seule option pour l'instant, c'est d'être transféré à l'Institut de cardiologie de Québec, souvent en urgence. Après plus de 20 ans de revendications, les cardiologues de l'Hôpital de Rimouski et des citoyens lancent aujourd'hui un ultime appel pour qu'une salle d'hémodynamie soit enfin implantée ici. Ils souhaitent que leur message soit entendu par tous les partis, à moins d'une semaine du scrutin provincial.

«Partir de Rimouski pour arriver en salle d'hémodynamie, c'est en moyenne 4 heures à 4 heures et demie. C'est donc du temps supplémentaire de souffrances cardiaques qui peut amener des séquelles si jamais le traitement utilisé n'a pas fonctionné», explique la Dre Nathalie Dionne, cardiologue à l'Hôpital de Rimouski.

«On a besoin, comme tous les citoyens des grands centres de chaque région, de services de santé de première ligne. C'est essentiel pour qu'on puisse continuer à vivre ici et qu'on ne déménage pas tous à Montréal», a mentionné de son côté Suzanne Tremblay qui représente les usagers du centre hospitalier.

Une salle d'hémodynamie demanderait un investissement de 2 millions $ en équipements spécialisés et par la suite un budget de fonctionnement annuel de 2 millions $.

La présidente du Centre de santé du Bas-Saint-Laurent, Isabelle Malo, appuie entièrement la démarche. Même le ministre Gaétan Barrette n'a jamais contredit la nécessité de ce service à Rimouski. Reste maintenant à convaincre le futur ou la future ministre de la Santé qui sera en poste le 2 octobre. Mais même dans ce cas, il faudrait malgré tout attendre au moins quatre ans avant que la salle d'hémodynamie ne devienne une réalité.