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Vieux-Québec

Un incubateur d’entreprises en sciences de la vie à l’Hôtel-Dieu

Stéphanie Martin | Agence QMI

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STEVENS LEBLANC/JOURNAL DE QUEBEC/AGENCE QMI

Le maire de Québec voudrait implanter un incubateur d’entreprises en sciences de la vie dans le bâtiment de l’Hôtel-Dieu quand l’hôpital aura quitté le Vieux-Québec.

En mission économique à Philadelphie, le maire Régis Labeaume a accompagné des entreprises dans une visite de l’incubateur d’entreprises PennOvation, associé à l’Université de Pennsylvanie et spécialisé dans les sciences de la vie. Il accueille 41 entreprises en démarrage.

Le maire voudrait s’inspirer de ce modèle et profiter du bâtiment de l’Hôtel-Dieu pour l’implanter au cœur du Vieux-Québec.

«C’est le rêve. Tout l’équipement de base est là: les tuyaux pour le gaz, les lavabos, les laboratoires, la réfrigération. Si on n’avait pas ça, ça coûterait extrêmement cher. Ça fait longtemps qu’on pense à ça.»

La Ville de Québec a l’intention d’entamer des discussions avec le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de la Capitale-Nationale pour lancer le projet, indique le maire.

Il ajoute que la Ville est même prête à investir en utilisant une partie du fonds d’innovation de 20 millions $ par année dont elle dispose. «Ça serait assez fantastique. Parce que c’est rare qu’on ait des infrastructures déjà à notre disposition.»

Le vice-recteur de l’Université Laval André Darveau estime que l’idée est bonne. L’Université loue des espaces disponibles à des compagnies, mais n’a pas d’infrastructure consacrée spécifiquement à ce besoin. «Ce serait super intéressant. Il faut juste atteindre la masse critique pour le faire», a commenté M. Darveau.

Programme d’échange

Par ailleurs, avec son collègue doyen de la faculté de sciences et de génie, André Zaccarin, il a rencontré lundi des représentants de l’Université Temple de Philadelphie, qui ont démontré un intérêt certain pour l’élaboration d’un programme d’échange pour les étudiants en actuariat.

«On n’a pas beaucoup d’échanges avec des universités américaines, note M. Darveau. On voudrait attirer des stagiaires dans nos compagnies d’assurance à Québec, si elles sont ouvertes à ça.»