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Une pénurie de logements abordables qui fait mal à Gatineau

Guillaume St-Pierre | Agence QMI

La pénurie d’appartements abordables à Gatineau donne des maux de tête à la Croix-Rouge dans ses efforts pour trouver un nouveau toit à des centaines de victimes de la tornade qui a frappé l’un des quartiers les plus pauvres de la ville.

«Le défi ici, c’est le prix», affirme le vice-président de l’organisme, Pascal Mathieu. Il souligne que le nombre de logements vacants n’est quant à lui pas un problème.

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La Croix-Rouge a rencontré hier les sinistrés les plus mal en point, c’est-à-dire ceux qui n’ont pas d’assurance habitation.

L’organisme en a profité pour annoncer une aide financière aux évacués incapables de trouver un logis bon marché. Ce coup de pouce financier sera offert jusqu’à la fin du nouveau bail.

Loyers élevés

Les prix des loyers à Gatineau sont parmi les plus élevés au Québec, à cause de la proximité avec l’Ontario et des bons salaires offerts dans la fonction publique fédérale.

Par exemple, un logement de deux chambres à coucher coûte en moyenne 782 $, soit le même prix qu’à Montréal, mais bien plus élevé qu’à Saguenay (605 $), Trois-Rivières (594 $) ou Sherbrooke (631 $), selon les chiffres de 2017 du ministère Immigration, Diversité et Inclusion du Québec.

Au moins 750 sinistrés n’étaient pas assurés, selon la Croix-Rouge, soit environ la moitié des personnes qui se sont enregistrées sur la liste des évacués. Cette liste pourrait s’allonger dans les prochains jours, soutient M. Mathieu.

La Croix-Rouge a dans ses coffres 1,5 million $ pour faire face à la crise.

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