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Élèves à besoins particuliers

Les chefs de parti réagissent au reportage de «J.E.»

TVA Nouvelles

Au lendemain de la diffusion de l’émission «J.E.» relatant le difficile parcours d’un enfant à besoins particuliers dans le système scolaire québécois, les principaux partis politiques ont affirmé leur position dans le dossier de l’adaptation scolaire.

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Jeudi soir, l’émission «J.E.» rendait publique l’histoire de Michel Labonté, dont le fils Thomas, âgé de 15 ans, est atteint d'un trouble envahissant du développement. Insatisfait des services offerts à son fils à la Commission scolaire de la Capitale, il a décidé d'avoir recours aux tribunaux, et de poursuivre la commission scolaire pour plus de 600 000$.

Selon le père, la commission scolaire a «ralenti le développement» de son enfant, notamment en lui refusant l'accès à une classe spécialisée».

Vendredi matin, TVA Nouvelles a questionné les chefs des principaux partis sur cette question. Voici ce qu’ils avaient à dire sur le sujet

Philippe Couillard, Parti libéral du Québec: «Je peux vous assurer, et les chiffres sont là pour le démontrer, qu’il n’y a jamais eu un dollar de retiré. Il y a des progrès chaque année. Aujourd’hui, il y a 500 millions de plus qu’en 2013-2014 dans ce poste budgétaire-là. Ce qu’il faut, c’est continuer à engager plus de gens.»

Manon Massé, Québec solidaire: «On parle d’orthopédagogues, d’éducateurs spécialisés, des travailleuses sociales, d’infirmières; il y a une brochette de professionnels qu’on a mis de côté avec l’austérité du gouvernement libéral.»

François Legault, Coalition avenir Québec: «On va mettre en place des maternelles quatre ans pour commencer à donner des services et on va embaucher beaucoup plus d’orthophonistes, d’orthopédagogues pour donner des services à ces enfants. Ça devrait, si on avait juste une priorité, être notre priorité.»

Jean-François Lisée, Parti québécois: «Il y a une urgence absolue, c’est d’augmenter la disponibilité des ressources particulières pour les enfants en difficulté. On a calculé que pour avoir des seuils minimaux, pour être sûr qu’on répond à la demande, ça prend 1261 professionnels supplémentaires, le plus tôt possible dans nos écoles. Ça va être une grande priorité.»

Des dizaines de cas

Après la diffusion de l’émission jeudi soir, des dizaines de parents ont écrit à TVA Nouvelles pour témoigner de leur histoire, similaire à celle de M. Labonté. Ils sont plusieurs à estimer, eux aussi, avoir été placés «sur la voie d’accotement».

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