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Nouvel accord

Couillard dénonce une «très mauvaise» entente pour le Québec

Agence QMI

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Les chefs des grands partis québécois ont réagi négativement lundi, jour du vote au Québec, à l’annonce d’un accord sur le libre-échange entre le Canada et les États-Unis.

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 «L’entente est très mauvaise pour le Québec. Nous allons prendre tous les moyens pour empêcher l’exécution de cette entente néfaste en matière agricole», a dit le chef libéral Philippe Couillard en point de presse après avoir participé à une conférence téléphonique avec le premier ministre Justin Trudeau et les autres premiers ministres provinciaux.

M. Couillard a notamment affirmé que la gestion de l’offre dans le domaine laitier est «grandement affaiblie» par la fin de la classe 7 qui restreignait les importations de protéines laitières qui servent à élaborer du fromage ou du beurre.

«La disparition de cette classe va profondément déstabiliser nos exploitations laitières. Cette classe est essentielle au fonctionnement de la gestion de l’offre», a précisé le chef libéral.

Il soutient que l’accord provoque une «intrusion sans précédent» dans la politique intérieure canadienne. Il a noté que les secteurs de l’automobile de l’Ontario et des ressources naturelles dans l’Ouest ont obtenu ce qu’ils voulaient, contrairement à l’industrie laitière, très présente au Québec. Il a aussi souligné qu’aucun gain n’a été fait pour l’aluminium ou l’accès aux marchés publics américains.

Le premier ministre a dit qu’il allait discuter de ce dossier avec les chefs des grands autres partis du Québec.

 

Plus tôt dans la journée, le chef de la Coalition avenir Québec avait aussi dénoncé cet accord.

«Il y a eu des compromis de fait sur la gestion de l’offre, des compromis qui vont faire mal à des producteurs agricoles», a dit le chef caquiste François Legault.

 

De son côté, le chef péquiste Jean-François Lisée a affirmé que les concessions faites sur les produits laitiers ont servi, pour le gouvernement fédéral, à protéger l’industrie automobile de l’Ontario. «Cette entente est une honte, a-t-il dénoncé en matinée. C’est une honte pour le Canada, c’est une honte pour le Québec. C’est une expression de l’injustice systématique dont le Québec est victime à l’intérieur du Canada.»

 

Si son parti prend le pouvoir lundi soir, le chef du PQ s’engage «à convoquer, dans les dix jours, les représentants de l’industrie, les spécialistes en commerce». «Et on va discuter, ensemble, d’une riposte commune», a-t-il promis.

- Avec la collaboration de Charles Lecavalier, Marc-André Gagnon et Patrick Bellerose

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